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Au Yémen, la coalition saoudienne frappe Sanaa

Un bâtiment dont se dégage une épaisse fumée grise à Sanaa après les frappes aériennes du 16 mai.
Un bâtiment dont se dégage une épaisse fumée grise à Sanaa après les frappes aériennes du 16 mai. Mohammed Huwais, AFP

La coalition formée par l'Arabie saoudite pour combattre les rebelles chiites houthis au Yémen a mené une série de raids aériens jeudi à Sanaa en représailles à une attaque de drones sur un oléoduc pétrolier saoudien.

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La coalition menée par l'Arabie saoudite au Yémen a lancé une série de raids aériens sur la capitale yéménite de Sanaa, quarante-huit heures après une attaque de drones sur un oléoduc pétrolier saoudien revendiquée par les rebelles Houthis, mais que Riyad a directement imputée à l'Iran. Selon un médecin, au moins six personnes ont été tuées et dix blessées dans l'un de ces raids.

La chaîne de télévision Al-Massirah, contrôlée par les Houthis, a fait état de 19 raids au total dans la région de Sanaa, dont 11 sur la capitale même. Elle a attribué les frappes aux "avions de l'agression" saoudienne.

Six corps sont arrivés à l'Hôpital républicain de Sanaa, ainsi que dix blessés, a déclaré à l'AFP ce médecin, Mokhtar Mohammed, ajoutant que toutes ces victimes avaient été dénombrées dans un même quartier de la capitale.

Sur Twitter, Médecins sans frontières (MSF) annonce au moins 4 morts et 48 blessés.

Une vidéaste de l'AFP a filmé des hommes au milieu de décombres, transportant un corps enroulé dans une couverture vers une ambulance.

Les raids ont commencé vers 8h, heure locale, alors que de nombreux habitants dormaient encore, a affirmé un autre témoin à l'AFP. "Il y a eu de nombreuses frappes", a-t-il signalé.

Reprise des opérations sur l'oléoduc attaqué

Les Houthis contrôlent Sanaa et sont combattus depuis 2015 par une coalition militaire dominée par l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis.

Cette coalition avait promis mercredi soir de riposter "avec force" aux attaques des rebelles pro-iraniens du Yémen, au lendemain d'une attaque aux drones dans la région de Riyad qui avait endommagé deux stations de pompage d'un oléoduc reliant l'est à l'ouest du royaume et nécessité l'interruption des opérations sur cette installation clé.

Le géant pétrolier saoudien Aramco a annoncé jeudi soir la reprise des opérations sur cet oléoduc.

Ces "actes terroristes" ont été "ordonnés par le régime à Téhéran et menés par les Houthis", a déclaré jeudi dans un tweet le prince Khaled ben Salmane, fils du roi saoudien et vice-ministre de la Défense. De son côté, Adel al-Jubeir, ministre d'État saoudien aux Affaires étrangères, a déclaré que les Houthis agissaient sur les ordres des Gardiens de la Révolution de l'Iran.

Un conflit qui s'enlise

Dans un communiqué, la coalition sous commandement saoudien a affirmé avoir mené jeudi des opérations aériennes sur des "cibles militaires légitimes, y compris des bases, des installations militaires et des dépôts d'armes et de munitions des miliciens terroristes Houthis", notamment à Sanaa.

La guerre au Yémen oppose depuis plus de quatre ans des forces progouvernementales, appuyées militairement par Riyad et Abou Dhabi, aux rebelles Houthis, qui contrôlent de vastes zones de l'ouest et du nord du Yémen dont la capitale Sanaa. Les Houthis sont soutenus par l'Iran, qui réfute toutefois leur fournir une aide militaire.

Le conflit a tué des dizaines de milliers de personnes, dont de nombreux civils, selon diverses organisations humanitaires. Environ 3,3 millions de personnes sont toujours déplacées et 24,1 millions, soit plus des deux tiers de la population, ont besoin d'assistance, d'après l'ONU.

Avec AFP et Reuters

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