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En Inde, dernière phase des législatives après six semaines de scrutin

Des fonctionnaires indiens transportent une machine à vote électronique pour se rendre au bureau de vote de l'île de Ghoramara, à environ 110 km au sud de Calcutta, le 18 mai 2019.
Des fonctionnaires indiens transportent une machine à vote électronique pour se rendre au bureau de vote de l'île de Ghoramara, à environ 110 km au sud de Calcutta, le 18 mai 2019. Dibyangshu Sarkar, AFP

La septième phase de vote, dimanche, du plus grand scrutin de l’histoire marque la fin, en Inde, des législatives. En raison du gigantisme du pays, les régions votent à tour de rôle depuis le 11 avril.

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Sur les 900 millions d’électeurs que compte l'Inde, près de 120 millions sont appelés, dimanche 19 mai, à choisir leurs députés dans 59 circonscriptions, principalement dans le nord et l'est, dont Calcutta et la ville sacrée de Varanasi.

Du fait de l’immensité du pays, les régions indiennes votent à tour de rôle depuis le 11 avril dernier.

"Combat de boue sans fin"

Aucune violence majeure n'avait été signalée à Calcutta, dimanche matin, où partisans du Premier ministre sortant, Narendra Modi, et ceux de l'opposition se sont affrontés dans des combats de rue cette semaine.

La police locale avait procédé à plus d'une centaine d'interpellations. Dans la capitale du Bengale occidental (dans l’est du pays), les forces de sécurité étaient déployées en nombre pour éviter de nouveaux débordements en ce jour de vote.

"Le niveau de la politique indienne a gravement baissé", a déclaré sur le chemin du bureau de vote, Asit Banerjee, professeur d'histoire de Calcutta, au vu de la campagne électorale agressive qui tient en haleine le pays de 1,3 milliard d'habitants depuis des semaines.

"Le combat de boue sans fin et les déclarations vitupératrices ont imprégné la campagne", a-t-il ajouté.

Former une coalition

Nationaliste hindou, l’actuel Premier ministre, Narendra Modi, brigue un deuxième mandat de cinq ans. Face à lui, une myriade de puissants partis régionaux sont bien décidés à le faire chuter, ainsi que l'historique parti du Congrès emmené par l'héritier Rahul Gandhi.

Natif du Gujarat (dans l’ouest) et vendeur de thé dans son enfance, le chef de gouvernement bénéficie d'une grande popularité due à ses origines modestes et à l'image d'homme fort qu'il cultive.

Selon les analystes, il serait toutefois peu probable qu'il parvienne à réitérer son exploit de 2014 en obtenant la majorité absolue avec son seul parti. À l’inverse, il pourrait devoir former une coalition pour se maintenir à son poste.

Le Premier ministre de 68 ans est personnellement à l'épreuve des urnes dimanche. Sa circonscription de Varanasi, ville sacrée de l'hindouisme située sur le bord du Gange, est l’une de celles qui votent, dimanche 19 mai, à l'occasion de cette septième et ultime phase.

Au cours des phases précédentes du scrutin, la participation s'est établie à 66 %, niveau habituel pour les élections législatives indiennes à l’issue desquelles 543 députés de la chambre basse du Parlement seront élus.

Le comptage des voix sera effectué jeudi 23 mai.

Avec AFP

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