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Autriche : les ministres d'extrême droite quittent le gouvernement

Le ministre des Transports Norbert Hofer, nouveau chef désigné du FPÖ et l'ancien ministre de l'Intérieur Herbert Kickl, lors d'une conférence de presse, le 20 mai 2019 à Vuennes.
Le ministre des Transports Norbert Hofer, nouveau chef désigné du FPÖ et l'ancien ministre de l'Intérieur Herbert Kickl, lors d'une conférence de presse, le 20 mai 2019 à Vuennes. Hans Punz, AFP

Tous les ministres issus du Parti de la liberté (FPÖ, extrême droite) ont quitté le gouvernement autrichien, conséquence du scandale de corruption qui a déjà emporté le vice-chancelier et dirigeant du FPÖ Heinz-Christian Strache.

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Le parti d'extrême droite autrichien FPÖ a annoncé, lundi 20 mai, la démission de tous ses ministres du gouvernement formé en décembre 2017 avec les conservateurs du chancelier Sebastian Kurz. Ces démissions font suite au limogeage, plus tôt dans la journée, du ministre de l'Intérieur Herbert Kickl dans le cadre de l'"Ibiza-gate", nom donné au scandale de corruption, qui a déjà coûté son poste à Heinz-Christian Strache, vice-chancelier et dirigeant du FPÖ.

Le chancelier Kurz avait souligné qu'un départ de Herbert Kickl lui apparaissait inévitable, ses fonctions au ministère de l'Intérieur étant incompatibles avec la conduite d'une enquête sur les propos de Heinz-Christian Strache.

Les explications de notre correspondant

Soutien financier et contrats publics

Heinz-Christian Strache avait démissionné samedi au lendemain de la diffusion d'une vidéo, tournée en caméra cachée à Ibiza en 2017, dans laquelle on le voit proposer, en échange d'un soutien politique et financier, des contrats publics à une femme se disant la nièce d'un oligarque russe.

Strache a décrit cette vidéo comme un "assassinat politique ciblé", affirmé n'avoir rien fait d'illégal et n'avoir jamais revu cette femme.

Dix-huit mois de scandales

Le FPÖ détenait encore, outre le portefeuille de l'Intérieur, ceux des Affaires étrangères, de la Défense, des Transports et du Travail. La convocation d'élections législatives anticipées a été annoncée.

Longtemps considérée par les tenants d'une droite dure comme un modèle à suivre en Europe, la coalition formée en Autriche par les conservateurs et le FPÖ a été émaillée en dix-huit mois de nombreux scandales impliquant la formation d'extrême droite : de la perquisition du siège des services secrets en février 2018 aux dérapages néonazis impliquant des cadres du FPÖ.

Avec AFP et Reuters

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