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Le président indonésien Widodo réélu, sans surprise

Le président réélu Joko Widodo, le 18 avril 2019, à Jakarta.
Le président réélu Joko Widodo, le 18 avril 2019, à Jakarta. Antara Foto, Aditya Pradana Putra, Reuters

Le président sortant, Joko Widodo, a été réélu en Indonésie pour un second mandat, a annoncé lundi la commission électorale. Il a ainsi rassemblé les suffrages de plus de 85 millions d'électeurs, sur un total de 154 millions de votes exprimés.

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La troisième démocratie au monde a choisi de réélire son président sortant pour un second mandant. Joko Widodo a obtenu 55,5 % des voix contre 44,5 % pour son adversaire, l'ex-général Prabowo Subianto, selon les chiffres définitifs du scrutin du 17 avril, annoncés lundi 20 mai par la Commission électorale générale (KPU).

Joko Widodo a ainsi rassemblé les suffrages de plus de 85 millions d'électeurs, sur un total de 154 millions de votes exprimés.

Ce résultat est conforme aux projections officieuses effectuées par les instituts de sondage indonésiens. Mais Prabowo Subianto conteste le déroulement de l'élection, dénonçant de nombreuses irrégularités.

Avant la proclamation des résultats officiels, une agence de supervision du scrutin a réfuté les accusations de tricherie systématique en raison d'un manque de preuves. Les observateurs indépendants du scrutin ont jugé l'élection libre et équitable.

"Nous serons les dirigeants et les protecteurs de tous les Indonésiens", a promis Joko Widodo devant la presse, au côté de son colistier Ma'ruf Amin, après une campagne qui a profondément divisé le pays.

Prabowo Subianto, son adversaire, a de son côté rejeté les résultats officiels et appelé ses partisans à rester calmes, précisant qu'il allait employer "tous les moyens légaux" pour obtenir justice.

Risques de manifestations

Si depuis plusieurs jours, les autorités appellent les partisans de Prabowo Subianto à ne pas manifester, mettant notamment en avant le risque d'attentats terroristes, la police indonésienne indiquait, vendredi 17 mai, avoir procédé à des dizaines d'arrestations d'individus suspectés de lien avec l'organisation État islamique, dont certains préparaient des attentats en vue de l'annonces des résultats des élections.

Face à un fort risque de fracture dans le pays, plusieurs partis, dont des partis d'opposition et les influentes organisations musulmanes, Nahdlatul Ulama et Muhammadiyah (qui comptent des dizaines de millions de membres), ont appelé les Indonésiens à reconnaître les résultats.

Des appels à venir manifester en faveur de l'opposition circulaient sur les réseaux sociaux mardi, accompagnés de photos d'anciennes manifestations de masses, présentées, à tort, comme datant du jour même, selon des journalistes de l'AFP spécialistes du fact-checking.

À ce stade, aucune manifestation d'ampleur n'a été signalée.

L'élection de Widodo en 2014 déjà contestée par Prabowo

Un représentant de l'opposition a refusé de signer et valider les chiffres officiels, annoncés avec plus d'une journée de retard par la KPU.

"Nous n'abandonnerons pas face à cette injustice", a déclaré Azis Subekti, observateur pour l'équipe de campagne de Prabowo Subianto. L'ancien général a d'ailleurs déclaré que la situation pourrait déclencher des manifestations.

Lors de la présidentielle de 2014, face à Widodo, Prabowo avait déjà contesté sa défaite, mais son recours avait été rejeté.

Depuis le scrutin du 17 avril 2019, auquel plus de 190 millions d'Indonésiens étaient appelés à voter, le candidat d'opposition conteste le décompte des voix et a déclaré avoir remporté l'élection en citant des sondages alternatifs.

Le responsable juridique de la campagne de Prabowo Subianto a indiqué préparer une plainte pour la cour constitutionnelle, selon les médias locaux.

Avec Reuters

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