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Européennes : pour Emmanuel Macron, les Russes "n'ont jamais été à ce point intrusifs"

Le président Emmanuel Macron à l'Élysée, le 20 mai 2019.
Le président Emmanuel Macron à l'Élysée, le 20 mai 2019. Ludovic Marin, AFP

Dans la campagne pour les élections européennes, le président Emmanuel Macron dénonce "une connivence" entre nationalistes et des intérêts étrangers pour "le démantèlement de l'Europe".

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Emmanuel Macron monte au front. Le président français a donné, lundi 20 mai, à six jours des élections européennes, un entretien à une quarantaine de quotidiens régionaux dans lequel il justifie sa présence pendant la campagne électorale. La tête de liste PS/Place Publique, Raphaël Glucksmann, et les patrons du PS, du PRG et de Nouvelle Donne avaient par avance dénoncé une "tribune unilatérale", sollicitant "un droit de réponse".

"Le projet de transformation profonde que je mène pour le pays ne va pas sans une nouvelle étape du projet européen. Les Français m'ont élu pour cela", a jugé Emmanuel Macron. "Je ne peux donc pas être un spectateur mais un acteur de cette élection européenne, qui est la plus importante depuis 1979 parce que l'Union est face à un risque existentiel. Si, en tant que chef de l'État, je laisse se disloquer l'Europe qui a construit la paix, qui a apporté de la prospérité, j'aurais une responsabilité devant l'histoire", a-t-il poursuivi.

"Je constate que toutes les autres listes en font un référendum contre le président de la République et le gouvernement. Il ne s'agirait pas que je sois le seul à ne pas pouvoir prendre la parole", s'est justifié le président, alors que son implication dans cette campagne est critiquée par ses adversaires.

Pour "une convention fondatrice européenne"

Au rang des propositions, Emmanuel Macron souhaite "une convention fondatrice européenne après les élections" mêlant dirigeants et citoyens, pour "définir la stratégie de l'Europe pour les cinq années à venir, y compris les changements de traités" qui pourraient en résulter. Le président français souhaite également "une taxation commune du kérosène en Europe".

La liste LREM pourrait-elle être devancée par celle du Rassemblement national, comme le laisse supposer de récents sondages ? "Je ne me pose pas dans un tel cas de figure", répond le président, qui réaffirme par avance sa "confiance" en son Premier ministre, Édouard Philippe.

Emmanuel Macron a par ailleurs affirmé voir "pour la première fois une connivence entre les nationalistes et des intérêts étrangers" pour démanteler l'Europe, visant le "lobbyiste" Steve Bannon, actuellement à Paris, "proche du pouvoir américain" et les Russes qui "n'ont jamais été à ce point intrusifs".

>> À voir : "Élections européennes : quand la Russie s'en mêle"

Débat tendu et confus

Pendant ce temps, les têtes de liste se sont affrontées lors de deux débats successifs sur LCI. Les "grandes" têtes de listes se sont livrées durant deux heures et demie à un débat tendu, souvent confus. Manon Aubry (LFI) a notamment raillé "l'hypocrisie" de "Dr Loiseau et Mister Macron", attaquant le bilan de l'exécutif depuis deux ans.

Jordan Bardella (RN) a accusé François-Xavier Bellamy (LR) d'avoir repris son programme "avec des coquilles". "Le Rassemblement national a parlé pendant des années du Frexit et comme par hasard, ce discours a disparu", a de son côté raillé la tête de liste LR.

"Ça n'est pas un second tour d'élection présidentielle", "l'enjeu est européen", a tenté de recadrer Raphaël Glucksmann. "C'est le vote du siècle. On a un mandat pour sauver l'Europe, le climat, la biodiversité", a pour sa part estimé Yannick Jadot (EELV).

Ultime confrontation jeudi

Auparavant, un premier plateau avait réuni les "petits" candidats. Sans surprise, Benoît Hamon (Générations), Ian Brossat (PCF), Nathalie Arthaud (LO), Jean-Christophe Lagarde (UDI), Florian Philippot (Patriotes), François Asselineau (UPR) et le chanteur Francis Lalanne (l'Alliance jaune) on étalé leur divergences, notamment sur la sortie ou non de l'euro.

"Je me fous du traité de Lisbonne, j'ai voté contre donc pour moi, il ne compte pas", a expliqué Francis Lalanne, tandis que François Asselineau a provoqué les rires du plateau en appelant involontairement la représentante de Lutte ouvrière "Mme Laguiller".

Un autre débat mettra aux prises têtes de listes et chefs de partis mercredi sur France 2. Les têtes de listes se retrouveront pour une ultime confrontation jeudi sur BFMTV.

Avec AFP

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