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Les Malawites se rendent aux urnes sur fond de lutte contre la corruption

Les électeurs du Malawi votent mardi 21 mai pour renouveler leur président, mais aussi leurs députés et conseillers municipaux.
Les électeurs du Malawi votent mardi 21 mai pour renouveler leur président, mais aussi leurs députés et conseillers municipaux. Patrick Meinhardt, AFP

Les électeurs du Malawi sont appelés mardi à renouveler leur président, ainsi que leurs députés et conseillers locaux. Le président sortant, Peter Mutharika, brigue un second mandat face à deux sérieux concurrents.

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Durant toute la campagne présidentielle, le président sortant du Malawi, Peter Mutharika, s'est attaché à défendre son bilan de ces cinq dernières années. Celui qui, à 78 ans, brigue un second mandat, a régulièrement rappelé l'amélioration des infrastructures – notamment des routes – dans l'un des pays les plus pauvres au monde.

Si Peter Mutharika se targue d'avoir mis le Malawi sur "le chemin du progrès", la moitié des 18 millions de Malawites vit toujours sous le seuil de pauvreté et seuls 11 % de sa population ont accès à l'électricité.

Les électeurs, appelés mardi 21 mai à se rendre aux urnes pour élire leur président mais aussi leurs députés et conseillers municipaux, vont-ils renouveler leur confiance envers Peter Mutharika ? Face à lui, deux concurrents qui ont fait de la lutte contre la corruption leur thème de prédilection font office de serieux prétendants.

Peter Mutharika impliqué dans un scandale de pots-de-vin

Le chef de l'opposition Lazarus Chakwera, à la tête du Parti du congrès du Malawi (MCP) de l'ancien dictateur Hastings Banda (1964-1994), et le vice-président Saulos Chilima ont dénoncé la corruption qui a entaché la présidence de Peter Mutharika.

Le chef de l'État, qui s'était engagé à lutter contre ce fléau à son arrivée au pouvoir, s'est lui-même retrouvé impliqué dans un scandale de pots-de-vin à la suite de l'attribution d'un contrat de millions de dollars à la police.

"Nous devons mettre fin à la corruption", a insisté Lazarus Chakwera, qui a reçu le soutien de poids de l'ex-présidente Joyce Banda (2012-2014). L'ancien pasteur évangéliste compte bien cette année prendre sa revanche, lui qui était arrivé deuxième du scrutin en 2014, avec 450 000 voix de retard seulement sur Peter Mutharika.

Élection présidentielle à un seul tour

Le vice-président Chilima espère de son côté créer la surprise, après avoir claqué la porte l'an dernier du Parti démocratique progressiste (DPP, au pouvoir), pour lancer sa formation, le Mouvement uni de transformation (UTM).

À 46 ans, il compte séduire une partie de la jeunesse, au fort poids électoral : les moins de 35 ans représentent plus de la moitié des 6,8 millions d'électeurs du Malawi. En plein meeting, il a notamment enchaîné des pompes sur scène. Sa femme, elle, l'a soutenu avec un clip de rap.

Pour cette élection présidentielle à un seul tour, "la course est incertaine compte tenu de la fragmentation des partis politiques", a estimé à l'AFP Michael Jana, professeur de science politique à l'université sud-africaine de Witwatersrand. "Que se passera-t-il en cas de victoire avec une très faible avance ?", s'inquiète Dan Banik de l'université du Malawi. "Les perdants accepteront-ils la défaite ?"

Selon les observateurs, un quatrième candidat pourrait jouer les trouble-fête, l'actuel ministre de la Santé, Atupele Muluzi, du Front démocratique uni (UDF). Cependant, ce jeune leader de 41 ans, fils du président Bakili Muluzi (1994-2004), "ne semble pas bénéficier d'un soutien national", note Dan Banik. "Beaucoup se demandent si l'UDF est vraiment un parti d'opposition", ajoute-t-il.

Avec AFP

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