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Au Soudan, les négociations sur la transition s'achèvent sans accord

Des manifestants soudanais rassemblés devant le siège de l'armée à Khartoum, la capitale soudanaise, le 19 mai 2019.
Des manifestants soudanais rassemblés devant le siège de l'armée à Khartoum, la capitale soudanaise, le 19 mai 2019. Mohamed el-Shahed, AFP

Les négociations entre les militaires et les chefs de la contestation au Soudan sur la composition d'un futur Conseil souverain de transition se sont achevées lundi soir sans accord.

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Après une journée de débats, lundi 20 mai, les discussions entre les militaires et les chefs de la contestation sur la composition du futur Conseil souverain censé assurer la transition se sont achevées vers minuit sans accord.

L'Alliance pour la liberté et le changement (ALC, fer de lance de la contestation) et le Conseil militaire se sont mis d'accord la semaine dernière sur une transition de trois ans avant les élections. Ils restent cependant en désaccord sur le fait de savoir qui des civils ou des militaires contrôleront l'autorité qui détiendra le pouvoir ultime.

"Le principal point de discorde entre l'ALC et le Conseil militaire reste le taux de représentation, et la présidence du conseil souverain, entre civils et militaires", ont déclaré les deux parties dans un communiqué commun à l'issue de la réunion. "Conscients de notre responsabilité historique, nous travaillerons à la conclusion d'un accord urgent et répondant aux aspirations du peuple soudanais", ont ajouté le Conseil militaire et l'ALC.

"Les négociations ne se poursuivront pas demain (mardi) à moins d'une avancée décisive sur les points de discorde", a déclaré à l'AFP Satea al-Haj, un membre de l'ALC participant aux négociations. Selon lui, l'ALC exige la présence de huit civils et trois militaires au sein du Conseil souverain, une institution-clé de la transition qui doit se substituer au Conseil militaire pour une période de trois ans, avant la tenue d'élections. Les généraux souhaitent selon lui avoir sept militaires et quatre civils.

Les manifestants s'inquiètent

Au sit-in devant le QG de l'armée, les manifestants étaient inquiets. "On sent qu'un piège est en train d'être tendu. Un sale jeu politique mené par le Conseil militaire", a dit l'un d'eux Moustafa Sedik.

"Les forces armées ne veulent pas abandonner le pouvoir facilement, et je pense qu'ils ont un plan avec l'ancien régime", s'inquiète Youssef Mohamed, au milieu d'une foule brandissant des drapeaux soudanais et faisant le "V" de la victoire.

Les manifestants veulent une transition rapide vers un régime civil et réclament justice pour la mort des dizaines de personnes tuées depuis le début des manifestations le 19 décembre dernier contre la crise économique et des décennies de régime répressif.

En visite à Khartoum lundi, l'émissaire de l'UA pour le Soudan, le Mauritanien Mohamed El Hacen Lebatt, a assuré que l'organisation panafricaine soutenait "tout accord entre les forces politiques au Soudan", selon l'agence soudanaise Suna.

Avec AFP et Reuters

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