Accéder au contenu principal

En Centrafrique, le massacre de 26 civils menace l'accord de paix

Des soldats de la Minusca patrouillent à Gamboula, dans l'ouest de la Centrafrique, en juillet 2018.
Des soldats de la Minusca patrouillent à Gamboula, dans l'ouest de la Centrafrique, en juillet 2018. Florent Vergnes, AFP

L'accord de paix en Centrafrique signé en février entre les autorités et des groupes armés a été entaché, mardi, par le massacre de 26 civils dans le nord-ouest du pays, dans les villages de Koundjili et Djoumjoum.

Publicité

Vingt-six civils ont été tués, mardi 21 mai, par un groupe armé qui a attaqué deux villages du nord-ouest de la Centrafrique, a annoncé le patron de la mission locale de l'ONU (Minusca).

Il s'agit du massacre le plus important commis dans le pays depuis la signature, le 6 février dernier, d'un accord de paix entre le gouvernement et 14 groupes armés.

Le Vatican avait annoncé mardi qu'une religieuse avait par ailleurs été retrouvée morte dans un village du diocèse de Berberati, dans l’ouest du pays.

"La Minusca condamne avec la dernière énergie les tueries intervenues dans les villages de Koundjili et Djoumjoum, avec plus de 26 morts et de nombreux blessés", a écrit sur Twitter le représentant du secrétaire général de l'ONU en Centrafrique, Mankeur Ndiaye.

Le massacre s'est déroulé dans ces deux villages situés à une cinquantaine de kilomètres de Paoua, près de la frontière avec le Tchad.

"Le 21 mai, des éléments du groupe armé 3R [Retour, réclamation, réconciliation, NDLR] avaient organisé une réunion avec des habitants des villages de Koundjili et de Djoumjoum", a précisé une source onusienne.

"Lorsque les villageois se sont présentés, les éléments de 3R auraient ouvert le feu sur eux de manière indiscriminée, tuant 12 civils à Koundjili et 14 à Djoumjoum", a-t-on ajouté.

Des groupes armés contrôlent 80 % du territoire

Le groupe 3R, qui prétend protéger les Peuls, a signé l'accord de paix de février.

Préparé depuis 2017 par l'Union africaine, l'accord signé à Khartoum est le huitième depuis le début de la crise en 2013, marquée par le renversement du président François Bozizé.

Aucun des précédents accords n'a abouti à un retour de la stabilité, dans un pays où les groupes armés contrôlent 80 % du territoire et se battent pour la mainmise sur les ressources naturelles.

Près d'un quart des 4,5 millions d'habitants de la RCA ont été contraints de fuir leur domicile.

Avec AFP

 

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.