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Brexit : la presse britannique tire à boulets rouges sur le nouveau compromis de Theresa May

Theresa May grimace lors d'un discours, le 21 mai 2019.
Theresa May grimace lors d'un discours, le 21 mai 2019. Kirsty Wigglesworth, Reuters

Unanime, la presse britannique a condamné mercredi l'ultime tentative (désespérée) de Theresa May d'arracher un accord de sortie de crise de l'Union européenne. Revue de presse.

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Embourbée dans l’impasse du Brexit, Theresa May a présenté mardi 21 mai un nouveau compromis pour tenter de sortir de la crise, offrant des concessions à l'opposition, dont la possibilité d'un second référendum sur la sortie de l'Union européenne.

Les médias britanniques n’ont pas manqué de commenter la pugnacité, sinon l’acharnement, de la Première ministre. "Le plan audacieux de May ? Il est encore pire que le précédent", titre The Independent, qui ajoute que cette tentative pour sauver le plan de sortie est vouée à l’échec devant l’accueil hostile des députés conservateurs et ceux de l’opposition.

The Telegraph retient mercredi la fureur des conservateurs, qui exhortent la Première ministre à démissionner immédiatement pour avoir "trahi le Brexit" en proposant un deuxième référendum. Les Tories, à bout de nerfs, l’accusent déjà d’être responsable de la défaite cuisante annoncée aux européennes.

"Même les travaillistes rejettent sa tentative désespérée de faire passer un nouvel accord", ironise de son côté, le tabloïd britannique, Daily Mail.

"Reconditionnement du même vieil accord négatif"

"Tu vas faire la gueule dans la matinée", avertit le tabloïd The Sun, avec une photo de Theresa May grimaçante. "Désespérée, déconnectée, condamnée" : même The Daily Telegraph, qui avait jusque-là soutenu Theresa May contre vents et marées, n’y croit plus. Le café de Theresa May va fermer ses portes, annonce Blower. "Attention, c’est votre dernière chance d’essayer notre offre audacieuse", dit son enseigne – une promesse insuffisante, cependant, pour les partisans du divorce avec l’UE.

Dans The Times, des ministres partisans du Brexit ont demandé mardi soir à Theresa May d'abandonner ce qu'ils ont décrit comme un dernier coup de dés voué à l’échec et "irresponsable", pour laisser son successeur se débrouiller, annonçant ainsi la fin très prochaine du mandat de la Première ministre.

Jeremy Corbyn, dirigeant du parti travailliste, a qualifié ce changement de "reconditionnement du même vieil accord négatif", peut-on lire dans les colonnes du Financial Times.

À l'éditorialiste du Guardian de conclure, Rafael Behr, "le Brexit est une honte, et Theresa May refuse de l'admettre".

Prévue le 29 mars, la sortie de l'UE a été repoussée au 31 octobre au plus tard, faute d'accord entre gouvernement et Parlement. Ce report a rendu furieux certains partisans de ce divorce historique et obligé le gouvernement à organiser le scrutin européen en catastrophe.

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