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Législatives en Inde : vers une victoire historique pour Narendra Modi

Des membres de la police indienne montent la garde devant un centre de comptage des voix dans le cadre des élections générales, à Bangalore, le 22 mai 2019.
Des membres de la police indienne montent la garde devant un centre de comptage des voix dans le cadre des élections générales, à Bangalore, le 22 mai 2019. Manjunath Kiran, AFP

Le Bharatiya Janata Party (BJP) du Premier ministre Narendra Modi se dirige, jeudi, vers une victoire historique aux élections législatives en Inde. Il est en passe de conserver sa majorité absolue, une première depuis 1984.

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Le Premier ministre indien Narendra Modi, favori des élections législatives en Inde, se dirige jeudi 23 mai vers une victoire historique. L'Alliance démocratique nationale (NDA), constituée autour de son parti nationaliste hindou Bharatiya Janata (BJP), est en tête pour 324 des 542 sièges de la chambre basse du Parlement, rapportait la chaîne de télévision indienne NDTV deux heures après le début des opérations de dépouillement.

L'Alliance progressive unie, principale coalition de l'opposition, fait pour sa part la course en tête pour l'attribution de 111 sièges.

Les résultats officiels communiqués par la Commission électorale montrent que le BJP est devant dans 279 sièges, en passe donc de remporter la majorité absolue. Ce serait la première fois depuis 1984 qu'un parti indien conserverait sa majorité absolue d'une élection à l'autre.

"C'est un formidable mandat donné aux politiques positives de Narendra Modi, une formidable victoire pour l'Inde", s'est enthousiasmé GVL Narasimha Rao, un porte-parole du BJP. Le ministre des Affaires étrangères, Sushma Swaraj, ténor du BJP, a écrit sur Twitter que le parti du Premier ministre avait remporté une "victoire massive".

"Nous avons perdu la bataille", a reconnu, pour sa part, Amarinder Singh, l'un des dirigeants régionaux du Parti du Congrès, la principale formation de l'opposition.

Les résultats complets du scrutin devraient être connus jeudi soir, après le dépouillement de plus de 600 millions de bulletins exprimés en sept phases étalées sur près de six semaines.

Une campagne électorale sur le terrain de la sécurité nationale

Charismatique harangueur de foules, s'érigeant en champion des petites gens, Narendra Modi avait fait de ce scrutin un quasi-référendum sur sa personne.

Âgé de 68 ans, ce fils de vendeur de thé du Gujarat (ouest du pays) affrontait une myriade de puissants partis régionaux bien décidés à le faire chuter, ainsi que le parti du Congrès emmené par l'héritier de la dynastie politique des Nehru-Gandhi, Rahul Gandhi.

Au cours de la campagne électorale, Narendra Modi a essuyé de nombreuses critiques pour le faible nombre d'emplois créés pour les jeunes et pour le niveau des prix des denrées agricoles.

Mais face à une possible progression de l'Alliance progressiste unie (UPA), formation de l'opposition organisée autour du Congrès national indien, Modi est parvenu à rallier les nationalistes hindous et a déplacé les enjeux du scrutin sur le terrain de la sécurité nationale en raison des tensions croissantes avec le Pakistan, à la suite de l'attentat à la voiture piégée qui a tué 40 membres des forces indiennes de sécurité, en février, au Cachemire.

"La sécurité nationale a dominé les débats. Cela a permis au BJP d'esquiver certains sujets sur lesquels il était faible", analyse Harsh Pant, politologue à l'Observer Research Foundation de New Delhi.

Avec AFP et Reuters

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