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Explosion d'un colis piégé à Lyon : 13 blessés, le suspect toujours en fuite

La rue piétonne Victor Hugo à Lyon dans laquelle a eu lieu l'explosion, le 24 mai 2019.
La rue piétonne Victor Hugo à Lyon dans laquelle a eu lieu l'explosion, le 24 mai 2019. Philippe Desmazes, AFP

Le suspect de l'attaque au colis piégé qui a fait 13 blessés légers, vendredi, à Lyon, est toujours recherché samedi par les autorités, qui ne privilégient aucune piste quant à son profil ou ses motivations.

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La police française a lancé un appel à témoins pour retrouver l'auteur de l'attaque au colis piégé, qui a fait 13 blessés légers vendredi 24 mai à Lyon. La photographie du suspect, extraite d'une caméra de vidéosurveillance municipale, montre un homme "porteur d'un haut sombre à manches longues" et "d'un bermuda clair", poussant un vélo noir. Selon une source proche de l'enquête, il est âgé d'une trentaine d'années.

"À Lyon, nous avons un dispositif de vidéoprotection qui est assez étendu", a indiqué le maire de la ville, Gérard Collomb, samedi 25 mai. "On a vu à la fois la personne arriver et repartir sur son vélo, donc peut-être aurons-nous un certain nombre de témoins qui pourront faire avancer l'enquête", a-t-il ajouté.

"Le périmètre de sécurité a été levé très tôt samedi matin"

D'après un dernier bilan, 13 personnes – neuf femmes, dont une enfant de dix ans, et quatre hommes – ont été touchées par l'explosion, 11 ayant été hospitalisées. Toutes ne sont blessées que légèrement.

L'explosion dans une rue très fréquentée de Lyon vendredi en fin d'après-midi a été qualifiée d'"attaque" par le président Emmanuel Macron. Chargée du dossier, la section antiterroriste du parquet de Paris a ouvert "une enquête de flagrance des chefs de tentative d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste et d'association de malfaiteurs terroriste criminelle". Toutefois, la garde des Sceaux Nicole Belloubet a tenu à souligner vendredi soir qu'il était "trop tôt" pour évoquer "un acte terroriste".

"Le fait que le parquet antiterroriste se saisisse n'est pas une indication de la nature terroriste de l'acte"

Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, qui s'est rendu vendredi soir sur place, a annoncé sur Twitter avoir donné des conseils de vigilance à l'ensemble des préfets "pour renforcer la sécurité des sites accueillant du public et des événements sportifs, culturels et cultuels". Le procureur de la République de Paris, Rémy Heitz, s'est également rendu à Lyon. Il doit faire un point sur l'enquête samedi à la mi-journée.

Ce sac ou colis qui contenait des vis, clous ou boulons, selon des sources policières, a été déposé devant une boulangerie de la rue Victor Hugo, une artère piétonne et commerçante proche de la place Bellecour au cœur de la ville, actuellement en travaux. Le suspect a été filmé par les caméras de vidéosurveillance de la ville, selon le maire du 2e arrondissement, Denis Broliquier. Le procureur de la République à Lyon, Nicolas Jacquet, s'est rendu sur les lieux avec le préfet de région Pascal Mailhos.

Sécurité renforcée sur les sites accueillant du public

Le plan Vigipirate avait été ramené au niveau "Sécurité renforcée - risque attentat" sur tout le territoire, signe d'une menace terroriste persistante, après la fusillade de Strasbourg qui avait fait quatre morts, une victime en état de mort cérébrale et 11 blessés en décembre dernier.

Cette explosion s'est produite au moment où la France métropolitaine s'apprête à voter dimanche pour élire ses députés au Parlement européen. Le scrutin a commencé dans plusieurs États membres depuis jeudi, dont le Royaume-Uni.

"Une nouvelle attaque ignoble"

Lors d'une interview avec un youtubeur à propos de ces élections, Emmanuel Macron a déclaré qu'il y avait "eu une attaque à Lyon (...), il ne m'appartient pas d'en faire le bilan, mais a priori, aujourd'hui, à ce stade, il n'y a pas de victime. Il y a des blessés, donc je veux avoir évidemment une pensée pour les blessés, leurs familles".

Le Premier ministre, Édouard Philippe, a annulé sa participation au dernier meeting de campagne de la majorité prévu à Paris. "Toute la lumière devra être faite sur les circonstances de cet attentat terroriste", a déclaré de son côté Marine Le Pen. "Une nouvelle attaque ignoble sur notre sol qui rappelle la menace qui pèse sur le quotidien des Français et notre modèle démocratique", a réagi pour sa part Nicolas Dupont-Aignan.

Le pays n'avait plus connu d'attaque au colis piégé depuis décembre 2007, lorsqu'une explosion dans un cabinet d'avocats – dont les raisons sont à ce jour restées inexpliquées – avait fait un mort et un blessé.

Avec AFP

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