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Tensions avec l'Iran : Washington déploie 1 500 soldats supplémentaires au Moyen-Orient

Des soldats américains dans la base militaire de Qayyara, en Irak, en 2016 (archives).
Des soldats américains dans la base militaire de Qayyara, en Irak, en 2016 (archives). Alaa Al-Marjani, Reuters

Invoquant des "menaces persistantes" de Téhéran, les États-Unis ont annoncé, vendredi, le déploiement de 1 500 militaires supplémentaires au Moyen-Orient. Aucun soldat envoyé en renfort n'ira en Irak ou en Syrie.

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Donald Trump a annoncé, vendredi 24 mai, l'envoi de 1 500 militaires américains supplémentaires au Moyen-Orient. Ces renforts ont été présentés comme une mesure de protection nécessaire face à l'Iran. Une décision qualifiée de "très dangereuse pour la paix internationale et la sécurité" par le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif.

Le Pentagone a précisé que sur ces 1 500 militaires supplémentaires, 900 seraient envoyés dans la région. Les 600 autres y sont déjà stationnés mais leur déploiement sera prolongé. Aucun soldat envoyé en renfort n'ira en Irak ou en Syrie, indique le ministère de la Défense.

"Nous voulons bénéficier de protection au Moyen-Orient. Nous allons envoyer un nombre relativement limité de soldats, principalement par précaution", a déclaré le président américain, qui s'adressait devant la presse avant de quitter la Maison Blanche pour une visite au Japon.

Ces renforts appuieront les moyens militaires américains déjà stationnés dans la région. L'armée américaine y a envoyé récemment le porte-avions Abraham Lincoln et son groupe aéronaval ainsi que des bombardiers et des batteries de missiles Patriot en réponse à ce que Washington qualifie de menaces iraniennes. "Il s'agit de forces défensives", a insisté Katie Wheelbarger, sous-secrétaire à la Défense chargée des questions liées à la sécurité internationale.

L'Iran accusé de "sabotage"

L'armée américaine a par ailleurs formellement accusé vendredi les gardiens de la Révolution, le corps d'élite des forces iraniennes, d'être directement responsables des "actes de sabotage" qui ont visé quatre tankers, dont deux pétroliers saoudiens, le 12 mai dernier au large des Émirats arabes unis.

Le département d'État a retiré pour sa part une partie de son personnel en poste à Bagdad et Erbil en disant craindre une menace de milices pro-iraniennes. Une roquette s'est abattue sans faire de victimes le week-end dernier dans la "zone verte", secteur à haute sécurité de la capitale irakienne, à 500 mètres de l'ambassade américaine.

"Les États-Unis se disent très inquiets pour leurs troupes déployées en Irak et en Syrie"

Une série de contrats militaires avec l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis

Cinq jours après avoir menacé la République islamique de destruction, Donald Trump s'est fait plus mesuré vendredi. "Pour le moment, je ne pense pas que l'Iran veuille se battre. Et je ne pense certainement pas qu'ils veulent se battre contre nous", a-t-il dit. "Mais ils ne pourront pas avoir d'armes nucléaires. Et ils le comprennent."

C'est dans ce contexte que son administration, défiant l'opposition du Congrès, se prépare à autoriser une série de contrats militaires avec l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis à hauteur de 8 milliards de dollars, a-t-on appris vendredi auprès de plusieurs sénateurs américains.

Téhéran dénonce pour sa part une "guerre psychologique" et un "jeu politique". L'Iran, qui souffre du rétablissement des sanctions économiques consécutives à la décision prise il y a un peu plus d'un an par Donald Trump de retirer son pays de l'accord de 2015 sur le nucléaire iranien, a menacé à son tour de ne plus respecter certains engagements pris dans ce cadre.

Cité par l'agence de presse russe RIA, le numéro deux de la commission parlementaire des Affaires étrangères, Vladimir Djabarov, a déclaré que la Russie pourrait porter devant le Conseil de sécurité des Nations unies la question de ce nouveau déploiement de forces américaines au Moyen-Orient.

Avec Reuters

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