Accéder au contenu principal

Plus de 400 Français liés au groupe État islamique sont détenus par les Kurdes en Syrie

Des femmes et des enfants d'anciens jihadistes dans le camp d'al-Hol (nord-est de la Syrie), le 1er avril 2019.
Des femmes et des enfants d'anciens jihadistes dans le camp d'al-Hol (nord-est de la Syrie), le 1er avril 2019. Ali Hashisho, Reuters

Le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, a indiqué mardi que 400 à 450 ressortissants français affiliés à l'organisation État islamique étaient détenus par les Kurdes dans le nord-est de la Syrie.

Publicité

Ils sont environ 450 ressortissants français, affiliés à l’organisation État islamique à être détenus par les Kurdes, ou retenus dans des camps de réfugiés au nord-est de la Syrie, a indiqué, mardi 28 mai, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian.

"Dans la zone du nord-est syrien, on considère qu'il y a à peu près 400 à 450 Français, certains dans des camps, d'autres prisonniers, dont des enfants", a-t-il déclaré lors d'une audition devant la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.

Seuls les enfants peuvent être rapatriés

Le chef de la diplomatie a rappelé que seuls les enfants, s’ils sont orphelins ou si leur mère donne leur accord, étaient susceptibles d'être rapatriés en France.

"C’est ce que nous avons commencé à faire et c’est ce que nous poursuivrons", a expliqué Jean-Yves Le Drian. Pour ce qui est du retour des hommes et des épouses, Paris s’y oppose, les considérant pour leur part comme des combattants.

"Notre logique est toujours la même et on n'en bougera pas : les combattants doivent être jugés là où ils ont commis leurs crime."

Le 15 mars dernier, cinq orphelins ont été rapartiés sur le sol français, ainsi que l’a été, le 27 mars, une fillette de trois ans dont la mère a été condamnée à la perpétuité en Irak.

Une centaine de combattants français à Idleb

Quelque "30 000 combattants" (rebelles et jihadistes), dont "une centaine de combattants français (repérés) se trouvent actuellement dans la poche d'Idleb, dernier bastion jihadiste en Syrie pilonné depuis un mois par le régime de Bachar al-Assad. Une zone qualifiée par le ministre de "véritable bombe à retardement", dont un afflux de réfugiés pourrait affluer vers l’Europe.

La province d'Idleb ainsi que des secteurs des provinces voisines de Hama, Alep et Lattaquié sont tenus par le groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Cham (HTS, ex-branche d'Al-Qaïda).

Avec AFP

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.