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Au Maroc, le gendre de Donald Trump vante son plan de paix israélo-palestinien

Jared Kushner, ici le 25 mars 2019 à Washington, n'a pas encore dévoilé le contenu de son plan de paix.
Jared Kushner, ici le 25 mars 2019 à Washington, n'a pas encore dévoilé le contenu de son plan de paix. Saul Loeb, AFP

Jared Kushner, gendre et conseiller de Donald Trump, a débuté à Rabat une tournée afin de trouver des appuis dans les pays arabes pour son plan de paix israélo-palestinien, qui sera dévoilé fin juin.

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En quête d'appuis dans le monde arabe pour son plan de paix israélo-palestinien, Jared Kushner, conseiller et gendre du président américain, a rencontré mardi le roi du Maroc à Rabat, alors qu'il se rendra plus tard cette semaine en Jordanie et enfin en Israël jusqu'au 31 mai. Chargé de la question par son beau-père Donald Trump, Jared Kushner a prévu de dévoiler son plan de paix fin juin à Manama, la capitale du Bahreïn.

Depuis son arrivée à la Maison Blanche, Donald Trump cherche à réussir là où tous ses prédécesseurs - républicains comme démocrates - ont échoué, à savoir parvenir à "l'accord ultime" entre Israéliens et Palestiniens.

Pour y parvenir, Jared Kushner a rencontré mardi le roi du Maroc Mohammed VI lors d'un entretien organisé à la résidence royale de Rabat. Les discussions, menées avant un dîner de rupture du jeûne du ramadan, ont porté sur "les évolutions et les développements que connaît la région de l'Afrique du Nord et du Moyen-Orient", ainsi que sur le partenariat stratégique entre les États-Unis et le Maroc, a indiqué à l'AFP un porte-parole du palais.

Les Palestiniens n'iront pas à Bahreïn

Intitulée "De la paix à la prospérité", la conférence de Manama, la capitale de Bahreïn, doit réunir les 25 et 26 juin, outre des responsables gouvernementaux, des représentants de la société civile et du monde des affaires. Avec quels pays ? La question, cruciale pour le devenir de ce plan dont le contenu politique n'a toujours pas été dévoilé, fait l'objet d'intenses spéculations. Si les Émirats arabes unis ont confirmé leur présence, les Palestiniens ont, sans surprise, confirmé qu'il ne faudrait pas compter sur eux. Ils boycottent l'administration américaine depuis que Washington a reconnu Jérusalem comme capitale d'Israël en décembre 2017.

>> Lire aussi : Trump évoque pour la première fois une solution à deux États entre Israéliens et Palestiniens

Selon la présidence américaine, il s'agit d'une opportunité pour "encourager le soutien à des investissements et initiatives économiques potentiels qui pourraient être rendus possibles par un accord de paix". S'il reste évasif sur le contenu de son plan, entouré du plus grand secret, Jared Kushner promet depuis plusieurs mois des idées nouvelles, soulignant que les approches traditionnelles n'avaient pas permis de parvenir à un accord. Il refuse ainsi de parler de la solution dite "à deux États", israélien et palestinien, pourtant au cœur de la diplomatie mondiale depuis des années.

Les Palestiniens ont déjà dénoncé avec force, par la voix de Saëb Erakat, secrétaire général de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), les tentatives visant à promouvoir "une normalisation économique de l'occupation israélienne de la Palestine". "Notre objectif n'est pas d'améliorer les conditions de vie sous l'occupation, mais d'atteindre le plein potentiel de la Palestine en mettant fin à l'occupation israélienne", a-t-il martelé.

Avec AFP

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