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Washington exige que les pourparlers d'Oslo portent sur le départ de Maduro

Le président Nicolas Maduro lors d’un discours devant l’armée dans l'État de Carabobo, le 21 mai 2019.
Le président Nicolas Maduro lors d’un discours devant l’armée dans l'État de Carabobo, le 21 mai 2019. Présidence vénézuélienne, AFP

Les États-Unis suivent de très près la situation au Venezuela et martèlent leur volonté de voir Nicolas Maduro démissionner, alors que des discussions se tiennent jusqu'à mercredi, à Oslo, entre des proches du président chaviste et de son rival.

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L’administration américaine a accentué la pression, mardi 28 mai, sur le pouvoir vénézuélien, exigeant que des discussions en cours en Norvège entre les représentants du président Nicolas Maduro et de son rival adoubé par les Occidentaux, Juan Guaido, portent d'abord sur le départ du dirigeant chaviste.

"Nous prenons acte des discussions en Norvège. Comme nous l'avons indiqué à plusieurs reprises, les États-Unis estiment que la seule chose à négocier avec Nicolas Maduro sont les conditions de son départ", a déclaré Morgan Ortagus, la porte-parole du département d'État.

Ces pourparlers sous les auspices d’Oslo rassemblent des proches du dirigeant socialiste et des représentants de l’opposant Juan Guaido, le président autoproclamé depuis janvier, qui est soutenu par Washington.

Les discussions ont duré jusque tard dans la nuit lundi et devraient s'achever mercredi, une date susceptible d'évoluer, selon des sources proches du processus de médiation. Rien n'a filtré sur leur contenu ni leur forme.

Puisque "les précédents efforts de négociation ont échoué parce que le régime les a utilisés pour diviser l'opposition et gagner du temps, nous espérons que les discussions à Oslo vont se focaliser sur le départ de Maduro comme condition préalable à toute avancée", a poursuivi la porte-parole de la diplomatie américaine.

Fermeté américaine

Les États-Unis suivent de très près la situation au Venezuela et martèlent leur volonté de voir Nicolas Maduro, dont le pays est plongé dans une grave crise économique, quitter la présidence.

"Le peuple vénézuélien est uni dans le soutien d'une cause commune : mettre fin à l'usurpation (du pouvoir) de Maduro, un gouvernement de transition et des élections libres et justes", a tweeté lundi John Bolton, le bouillant conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump.

Autre manière de faire montre de fermeté, mardi, l'ambassadeur américain pour le désarmement a claqué la porte de la réunion de la Conférence du désarmement de l'ONU à Genève dont la présidence tournante est revenue au Venezuela, qualifiant ce pays d'"État hors la loi".

Maduro toujours en place

Partisan indéfectible de Juan Guaido,Washington tente de pousser, depuis janvier, le dirigeant socialiste vers la sortie à coups de sanction économique, isolement diplomatique et menace militaire. Sans succès jusqu'ici.

Donald Trump, d'ordinaire plutôt hostile aux politiques destinées à provoquer des changements de régime, s'est laissé convaincre par certains faucons de son administration - à l'instar de John Bolton - de faire une exception avec le Venezuela.

Dans ce pays d'Amérique du Sud, plongé dans la crise économique et politique la plus grave de son histoire récente, la situation est toujours très tendue mais les deux camps ont accepté de négocier, sous l'égide de la Norvège, pays rompu aux tractations diplomatiques.

La médiation norvégienne est impopulaire dans les rangs de l'opposition, Juan Guaido ayant initialement affirmé que tout dialogue devrait déboucher sur le départ du président chaviste et sur de nouvelles élections.

Avec AFP

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