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La dépouille d'Étienne Tshisekedi est arrivée à Kinshasa

Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, et sa femme, Denise Nyakeru, après l'arrivée du corps d'Étienne Tshisekedi, le 30 mai 2019.
Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, et sa femme, Denise Nyakeru, après l'arrivée du corps d'Étienne Tshisekedi, le 30 mai 2019. Kenny Katombe, Reuters

Le corps d'Étienne Tshisekedi, décédé en février 2017 à Bruxelles, est arrivé mercredi à Kinshasa. Trois jours de funérailles et d'hommages sont prévus pour fêter le retour posthume de celui qui fut une figure historique du Congo.

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La dépouille d'Étienne Tshisekedi, figure de l'histoire du Congo et père de l'actuel président Félix Tshisekedi, est arrivée jeudi 30 mai à Kinshasa. Deux ans après sa mort, l'ex-opposant et Premier ministre doit être inhumé samedi. Trois jours de funérailles et d'hommage populaire sont prévus jusqu'aux obsèques.

Une foule pour accueillir la dépouille

En provenance de Belgique, le jet privé transportant le corps de l'opposant et ex-Premier ministre s'est posé à 19 h 22 (18 h 22 GMT) sur le tarmac de l'aéroport de Ndjili. Le président congolais – qui est également le fils d'Étienne Tshisekedi – menait la délégation présente à l'aéroport, tout en se tenant en retrait de l'avion, vêtu d'une chemise blanche à l'effigie de son père.

Un cercueil blanc recouvert d'un drapeau congolais et posé sur un drap noir a été tiré par une remorque sur la piste de l'aéroport au son d'une fanfare jusqu'à un corbillard. Le corps doit être exposé vendredi au stade des Martyrs avant d'être inhumé samedi à la Nsele.

Quelques milliers de personnes attendaient en dehors de l'aéroport alors que la nuit était déjà tombée sur la capitale congolaise. Une équipe de l'AFP a également croisé des supporteurs de "Papa Étienne" à Limete, devant le siège de l'UDPS, le parti d'opposition qu'il a fondé en 1982.

"C'est notre père. C'est un baobab, c'est une bibliothèque pour nous", s'est enthousiasmée l'une de ses admiratrices, Aimée.

Des "perturbations" à prévoir

Les ambassades belge et française ont prévenu leurs ressortissants que des "perturbations pourraient avoir lieu en soirée et pendant une partie de la nuit" à Kinshasa.

L'ex-opposant et ex-Premier ministre Étienne Tshisekedi est décédé à l'âge de 84 ans le 1er février 2017, à Bruxelles, où il venait se faire soigner. Sa dépouille reposait depuis dans un funérarium de la capitale belge, faute d'accord entre sa famille et l'ancien régime du président Joseph Kabila sur le rapatriement et l'organisation des obsèques.

La situation s'est éclaircie avec l'investiture, le 24 janvier, de son fils Félix, proclamé vainqueur de l'élection présidentielle du 30 décembre.

Journée "chômée et payée"

Mercredi après-midi, les autorités offraient une journée "chômée et payée" aux habitants de Kinshasa pour le coup d'envoi de ces funérailles longtemps différées.

Tout est tombé à l'eau mercredi soir sur la base aérienne de Melsbroek peu avant l'heure du départ prévue et avant un hommage en présence du ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, lui aussi annulé. Le vol de mercredi soir "a dû être reporté à la dernière minute pour des raisons logistiques", a indiqué un court communiqué des autorités congolaises.

Né en 1932, Étienne Tshisekedi a été un proche du dictateur Mobutu Sese Seko avant de passer à l'opposition. Le natif du Kasaï (centre) était même ministre de l'Intérieur quand Mobutu a envoyé à la potence quatre responsables politiques en les accusant de préparer un complot le 1er juin 1966.

Ces "Martyrs" de la Pentecôte donnent leur nom au stade de Kinshasa où un dernier hommage populaire doit être rendu au défunt.

Le "Sphynx" de Limete

Tshisekedi père est passé dans l'opposition en fondant dans la clandestinité l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) en 1982.  Le "Sphynx" de Limete, du nom de sa commune de résidence à Kinshasa, a été brièvement Premier ministre dans les années 90, avant de repasser dans l'opposition au régime des Kabila père et fils à partir de 1997.

Candidat à l'élection présidentielle de 2011, il avait refusé de reconnaître la réélection de Joseph Kabila en se proclamant président élu.

Avec AFP

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