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Billet retour

En Guyane, deux ans après le conflit social, le malaise perdure

Il y a deux ans, la Guyane était secouée par un conflit social inédit. Paris avait envoyé deux ministres pour éteindre l'incendie et engagé plusieurs milliards d’euros afin de développer le territoire d’outre-mer. Depuis, la situation a-t-elle évoluée ? Les hôpitaux, écoles et prisons promises par le gouvernement sont-elles sorties de terre ? Nos reporters Fanny Lothaire et Florence Goisnard sont retournées sur place.

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Infrastructures en ruines, insécurité rampante, prisons et hôpitaux débordés, taux de chômage à 22 % et près de la moitié de la population qui vit avec moins de 500 euros par mois... Il y a deux ans, en mars 2017, la colère et le sentiment d’abandon de la Guyane explosait. Manifestations, "grève générale illimitée", barrages routiers et blocages des stations-essence... Les habitants en colère dénonçaient "25 ans de retard" avec la métropole et réclamaient un "rattrapage structurel" dans tous les secteurs.

>> À lire : "Les racines du malaise en Guyane"

France 24 s’était rendu sur place, auprès des milliers de manifestants et du collectif des "500 Frères contre la délinquance", mobilisés jour et nuit dans la préfecture de Cayenne pour faire valoir les besoins du territoire.

Cicatrices profondes

Le 21 avril 2017, à la veille du premier tour de la présidentielle, les accords de Guyane étaient finalement signés avec les ministres de l’Intérieur et de l’Outre-mer de l’époque, Matthias Fekl et Ericka Bareigts, dépêchés sur place. À la foule rassemblée devant la préfecture, la ministre Ericka Bareigts avait prononcé un discours qui a marqué l’histoire du département, présentant ses "excuses" au "peuple guyanais" pour les années de sous-investissement dans le territoire ultramarin. Plus de trois milliards d’euros étaient promis par le gouvernement et devaient être injectés dans la santé, l’éducation, la sécurité ou encore le désenclavement des communes reculées.

Deux ans après, où en est la Guyane ? Nos reporters Fanny Lothaire et Florence Goisnard sont retournées dans ce département français, ancien bagne aboli en 1953 et dont les habitants créoles et "marrons" gardent des cicatrices profondes. Elles ont retrouvé les membres des "500 Frères" et se sont rendues dans les quartiers difficiles de Cayenne qui avaient menacé de s’embraser en mars 2017. Parmi les acteurs du conflit, certains ont retrouvé l’espoir et vu quelques améliorations de leur quotidien, tandis que d’autres attendent... et se sentent toujours les oubliés de la République.

>> À voir, notre Reporters : "Saint-Laurent-du-Maroni, porte d'entrée clandestine vers la Guyane française"

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