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Athlétisme : la justice suisse suspend le règlement de l'IAAF sur les athlètes hyperandrogènes

L'athlète sud-africaine, Caster Semenya, après sa victoire au 800m du Meeting de Doha au Qatar, le 3 mai 2019.
L'athlète sud-africaine, Caster Semenya, après sa victoire au 800m du Meeting de Doha au Qatar, le 3 mai 2019. Karim Jaafar, AFP

Moins d'un mois après son entrée en vigueur, le nouveau règlement de la Fédération internationale d'athlétisme sur les athlètes hyperandrogènes est provisoirement suspendu, lundi, par la justice suisse.

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Caster Semenya et plusieurs autres athlètes ont obtenu gain de cause. Saisie par l'athlète sud-africaine, la Cour suprême suisse a annoncé, lundi 3 juin, suspendre temporairement les règles de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) obligeant plusieurs athlètes hyperandrogènes à prendre des médicaments pour faire baisser leur taux de testostérone (principale hormone sexuelle mâle, NDLR).

Le tribunal fédéral a "pris des mesures super-provisoires" jusqu'à la tenue d'une nouvelle audience, a indiqué Peter Josi, porte-parole du tribunal fédéral suisse, qui siège à Lausanne.

"Courir librement"

Cette suspension provisoire "permet [à Caster Semenya] de participer à des compétitions sans aucune restriction pendant que son appel est à l'étude" a réagi l'équipe de communication de l'athlète d'Afrique du Sud. "J'espère qu'à la suite de mon appel je serai de nouveau autorisée à courir librement" a-t-elle ensuite déclaré dans le communiqué.

Son prochain 800 m de très haut niveau aura lieu le 11 juin prochain à Montreuil (Seine-Saint-Denis). Semenya est pour l'instant engagée sur le 2 000 m avec une autre athlète hyperandrogène, la Burundaise Francine Niyonsaba.

Interrogée, l'IAAF a indiqué, par la voix de son porte-parole, "ne pas pouvoir commenter pour le moment car nous venons de recevoir l'information du tribunal fédéral suisse."

Caster Semenya avait déposé, mercredi 29 mai, un appel devant le Tribunal fédéral suisse pour contester la décision controversée du Tribunal arbitral du sport (TAS) rendue le 1er mai dernier. Celui-ci avait admis que le règlement de l'IAAF devait s'appliquer.

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