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L’Iran exclut de dialoguer avec les États-Unis sans levée des sanctions

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif lors d'une conférence de presse sur la décision des États-Unis de déployer des troupes supplémentaires au Moyen-Orient, à Téhéran le 13 février 2019.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif lors d'une conférence de presse sur la décision des États-Unis de déployer des troupes supplémentaires au Moyen-Orient, à Téhéran le 13 février 2019. Atta Kenare, AFP

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a dénoncé lundi la "guerre économique" menée par les États-Unis contre l'Iran. Il exclut tout dialogue tant que les sanctions américaines ne seront pas levées.

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Nouvelle passe à l’adversaire dans le dossier opposant l’Iran aux États-Unis. Le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, a dénoncé lundi 3 juin la "guerre économique" menée par Washington contre l'Iran, excluant par la même occasion tout dialogue avec l'administration de Donald Trump tant que les sanctions contre Téhéran n'auraient pas été levées.

"Terrorisme économique"

La veille, Mike Pompeo avait assuré que les États-Unis étaient prêts à dialoguer sans conditions préalables avec l’Iran, en réclamant tout de même que ce dernier se comporter en pays "normal". Ce à quoi le chef de la diplomatie iranienne n’a pas tardé à répondre, via un tweet. "La guerre et les discussions - avec ou sans conditions préalables - ne vont pas ensemble", a-t-il écrit, interpellant directement le président américain, Donald Trump.

"Le #TerrorismeEconomique contre l'Iran cible des civils innocents", a ajouté Mohammad Javad Zarif en commentant une vidéo - non authentifiée par Reuters - montrant une mère se plaignant que les prothèses de jambes de son fils soient visées par les sanctions.

Échange de menaces et appels du pied

L’an dernier, les États-Unis ont rétabli des sanctions - renforcées en avril dernier - à l’encontre de l’Iran. Des sanctions imposées après la dénonciation par Washington de l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien. Par la même occasion, les États-Unis ont ordonné à tous les pays de cesser leurs importations de pétrole iranien, à la suite de quoi Washington a envoyé des renforts militaires au Moyen-Orient en évoquant des "menaces" iraniennes.

L'Iran a alors répliqué en menaçant d'accroître sa production d'uranium enrichi au-delà des limites fixées par l'accord de juillet 2015, menace qu'il n'a toujours pas mise à exécution.

Ces dernières semaines pourtant, Iran et États-Unis ont tous deux évoqué la possibilité d'un dialogue, tout en soulignant que c'était à l'autre de faire le premier pas. Des passes timides jusqu'à un appel du pied inédit de la part de Washington, dimanche. Les États-Unis ont affirmé être prêts à entamer un dialogue "sans conditions préalables" mais sans toutefois renoncer à leurs sanctions.

En effet, en Suisse, où les intérêts américains en Iran sont représentés depuis la rupture des liens diploamtiques entre les deux pays ennemis, le secrétaire d'État américain, Mike Pompeo, a semblé assouplir légèrement la position de Washington après des semaines d'escalade des tensions.

"Nous sommes prêts à engager une discussion sans conditions préalables. Nous sommes prêts à nous asseoir autour d'une table avec eux", avait-il affirmé lors d'une conférence de presse avec son homologue suisse Ignazio Cassis, répondant ainsi au président iranien Hassan Rohani, lequel avait affirmé la veille que des négociations avec les États-Unis ne pourraient se tenir que dans le "respect" et pas en réponse à un "ordre" américain.

Relativisant lui-même son ouverture, Mike Pompeo avait tout de même prévenu que "l'effort américain visant à stopper radicalement les activités néfastes de la République islamique et de sa force révolutionnaire" se poursuivrait.

Autrement dit, Washington n'entend pas alléger sa campagne de "pression maximale" sur Téhéran.

Avec AFP

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