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Italie : Conte menace de démissionner à cause des querelles entre la Ligue et le M5S

Le chef du gouvernement italien, Giuseppe Conte, s'est dit prêt à démissionner, lundi, si la Ligue et le Mouvement 5 étoiles, les deux partis qui forment la coalition au pouvoir ne mettaient pas fin à leurs polémiques.

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C'est un ultimatum qu'a fixé, lundi 3 juin, le Premier ministre italien. Giuseppe Conte s'est dit prêt à démissionner si la Ligue du Nord (parti d'extrême-droite) et le Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème), les deux partis qui forment la coalition au
pouvoir, ne mettaient pas un terme à leurs polémiques.

"Je demande à chacune des deux forces politiques de faire un choix et de me dire si elles ont l'intention de suivre encore le contrat de gouvernement", a-t-il déclaré à la presse. Faute de quoi, "je remettrai simplement mon mandat".

Gouvernement fragile

"Je demande une réponse claire, sans équivoque, et aussi rapide, si vous me le permettez", a-t-il insisté, tout en refusant de fixer un délai.

Déjà handicapé, depuis un an, par la nette différence entre les deux alliés, le gouvernement d'union Ligue/M5S tangue depuis les élections européennes, qui ont renversé le rapport de force.

En effet, le M5S de Luigi Di Maio, qui avait obtenu 32,5 % des voix aux législatives de mars 2018, a sombré à 17 %. La Ligue de Matteo Salvini, quant à elle, est passée de 17 à 34 %. Ainsi, elle entend désormais dicter l'agenda, en particulier face aux menaces de sanctions européennes devant la détérioration des comptes publics.

"Dessiner l'avenir du pays"

Après avoir réclamé "une collaboration loyale" de tous ses ministres, impliquant de parler des questions politiques avec le chef du gouvernement plutôt que d'"envoyer des signaux ambigus dans les journaux", Giuseppe Conte a souhaité rassembler le gouvernement autour d'un objectif commun : celui de "dessiner l'avenir du pays". "Ce qui est autre chose que de faire plaisir aux foules sur les places publiques ou de récolter des 'likes'" sur les réseaux sociaux", a-t-il lancé dans une attaque semblant viser surtout Matteo Salvini, le dirigeant de la Ligue, et sa perpétuelle campagne électorale, menée tambour battant sur Twitter, Instagram ou Facebook.

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