Accéder au contenu principal
Dans la presse

Report de la présidentielle algérienne : "Une nouvelle victoire pour l'opposition?"

France 24

A la Une de la presse, lundi 3 juin, la décision du Conseil constitutionnel algérien de reporter la présidentielle prévue le 4 juillet prochain à une date indéterminée. La démission de la patronne du SPD en Allemagne et de celui des Républicains en France, après leur échec aux européennes. La première visite d’État de Donald Trump au Royaume-Uni. Et du foot.

Publicité

Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook…

A la Une de la presse algérienne, la décision, hier, du Conseil constitutionnel, d’annuler la présidentielle prévue le 4 juillet prochain, après le rejet des deux seules candidatures.

D’après El Moudjahid, cette décision, qui ne serait pas une «surprise», s’expliquerait par la volonté du pouvoir de «réunir les conditions adéquates» pour que l’élection se déroule «dans la transparence et la neutralité» - une décision prise sous la pression du mouvement citoyen, qui veut un scrutin «en rupture avec les pratiques de l’Ancien régime», et du Haut commandement de l’armée, selon le quotidien officiel. Si elle était attendue, la décision du Conseil constitutionnel suscite toutefois des réactions très contrastées, du côté des journaux d’opposition. Le Temps dénonce une «provocation de trop», et une nouvelle manoeuvre du pouvoir, qui va se traduire par la prolongation du mandat du président par intérim, Abdelkader Bensalah – pourtant rejeté par les manifestants, qui «refusent que les symboles du régime fassent partie de la transition». El Watan, se réjouit, lui, en revanche, de voir «la présidentielle annulée sous la pression populaire». Le quotidien évoque «une autre victoire pour le hirak, dont la mobilisation depuis 3 mois interpelle les autorités sur la nécessité de trouver des solutions politiques à la hauteur des exigences populaires».

En Allemagne, la patronne des sociaux-démocrates a annoncé hier sa démission, après l’échec de son parti eux européennes. D’après Der Tagesspiegel, Andrea Nahles envisagerait même de quitter totalement la politique. Après la claque des européennes, la cheffe du SPD est «à terre», sa formation «lutte pour sa survie», et la coalition qu’elle forme avec la CDU d’Angela Merkel est «en grand danger», annonce le journal. Alors que la presse allemande bruissait depuis une semaine de rumeurs de putsch au sein du SPD, ses camarades semblent effectivement avoir réussi à avoir la peau d’Andrea Nahles - à voir avec un dessin, où le SPD est ironiquement rebaptisé «parti de la solidarité d’Allemagne»: sa patronne gît face contre terre, poignardée en plein dans le dos. Autour d’elle, le chœur hypocrite du SPD déclare: «On ne voulait pas que cela arrive, elle nous fait vraiment beaucoup, beaucoup de peine».

La défaite aux européennes, l’a mis lui aussi mis à terre. Laurent Wauquiez, le patron des Républicains, a également annoncé sa démission, hier soir. «Après la claque LR aux européennes, Wauquiez jette l’éponge», titre Midi Libre. Selon le journal local, le président des Républicains s’est retrouvé «contesté dans son propre camp», après «la défaite historique» de son parti. Le Figaro évoque, lui, «un échec cuisant», qui laisse «la droite en miettes» - une droite dont une partie des électeurs «préfèrent aujourd’hui voter pour le Rassemblement national» de Marine Le Pen, et une autre pour la majorité présidentielle, et qui doit à présent «se reconstruire», d’après le journal. Le Figaro fait aussi état du retour sur la scène médiatique de la nièce de Marine Le Pen, Marion Maréchal, en retrait de la vie politique depuis deux ans. Une semaine après les européennes, l’ancienne députée FN du Vaucluse a voulu se rappeler au bon souvenir des Français, et en particulier aux électeurs de droite, en appelant à une union des droites «au-delà du Rassemblement national».

A la Une également, le début, aujourd’hui, de la première visite d’Etat de Donald Trump au Royaume-Uni, dans un contexte très compliqué. Alors que Theresa May doit quitter son poste vendredi, après son échec sur le Brexit, le soutien affiché par le président américain à son rival, Boris Johnson, et ses déclarations favorables à un Brexit «dur», sont diversement appréciés outre-Manche - comme en témoigne la projection lumineuse sur les falaises de Douvres, en amont de sa visite, d’un bébé Trump en couche culottes - une image à la Une, ce matin, du Independent – qui ironise sur ce message de «bienvenue» adressé au président américain. Le Royaume-Uni redoute d’éventuelles bourdes diplomatiques de la part de Donald Trump, comme en témoigne un dessin où on le voit offrir une couronne mortuaire à Theresa May, qui le recevra demain à Downing Street. A moins qu’il ne tente à nouveau de recaser sa fille, à laquelle il avait dit avoir pensé pour prendre la tête de la Banque mondiale à un autre poste prestigieux. «On pourrait faire un tas d’affaires après le Brexit», susurre Donald Trump à l’oreille d’Elizabeth II. «Ivanka ferait une reine super». Deux dessins signés Morland, pour The Times.

Outre la visite de Donald Trump, un autre événement fait ce matin la Une de toute la presse britannique: le retour triomphal, hier, des joueurs de Liverpool, au lendemain de leur victoire en finale de la Ligue des champions face à Tottenham, battu 2 à 0. Un retour dans la liesse générale, auquel seraient venus assister 750 000 fans, d’après l’édition Sports du Daily Mail. «Le culte des héros», titre le tabloïd. C’est Donald Trump qui va être jaloux.

Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse française (du lundi au vendredi, 6h23-7h10-10h40 heure de Paris) et la Revue de presse internationale (du lundi au vendredi à 9h10 et 13h10). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.