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Plusieurs combattants prorégime tués en Syrie après des bombardements israéliens

Des soldats israéliens en manœuvre sur le plateau du Golan, le 2 juin 2019.
Des soldats israéliens en manœuvre sur le plateau du Golan, le 2 juin 2019. Jalaa Marey, AFP

L'armée israélienne a bombardé en Syrie, entre dimanche et lundi, plusieurs positions des forces loyales à Bachar al-Assad. Ces frappes ont tué plusieurs combattants prorégime, sur fond d'escalade militaire de l'État hébreu contre Damas.

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Entre dimanche 2 et lundi 3 juin, l'armée israélienne a ciblé des positions prorégime près de la capitale syrienne, Damas, et dans la province de Quneitra (sud), disant agir après des tirs de roquettes en provenance de Syrie, puis a tiré des missiles contre la base aérienne T4, dans la province centrale de Homs. Ces frappes s'inscrivent dans une escalade des opérations militaires de l’État hébreu contre son voisin en guerre.

Au total, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), les bombardements israéliens ont tué 15 personnes : sept combattants prorégime de nationalité étrangère près de Damas, cinq soldats syriens à T4 et trois autres à Quneitra. Les médias d'État syriens ont eux fait état seulement de quatre soldats syriens tués.

"Missiles ennemis"

Selon l'agence officielle syrienne Sana, la défense antiaérienne à Damas est entrée en action et a abattu des "missiles ennemis" tirés "depuis le Golan occupé" par Israël.

L'OSDH a affirmé que "des entrepôts et des positions" où sont stationnés des forces syriennes, des forces iraniennes et des combattants du Hezbollah ont été pris pour cible, notamment à Kesswa, une localité au sud-ouest de Damas visée plusieurs fois déjà.

L'armée israélienne a dit riposter à des tirs de roquettes provenant de Syrie samedi et visant le mont Hermon sur le Golan occupé. Elle a prévenu qu'elle "tenait pour responsable" le régime syrien de "chaque action entreprise contre Israël". "Nous n'allons pas tolérer des tirs contre notre territoire", a mis en garde dimanche le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.

Les dernières frappes imputées à Israël en Syrie remontent au 27 mai. Un missile israélien s'était abattu sur la province de Quneitra, tuant un soldat syrien.

Israël a mené depuis 2011 des centaines de frappes contre l'armée syrienne, mais aussi contre les forces de l'Iran et du Hezbollah libanais, alliés indéfectibles du régime et deux grands ennemis d'Israël.

Sur un autre front, le président américain Donald Trump a appelé dimanche le régime de Bachar al-Assad et son allié russe à mettre fin à la "boucherie" et au "bombardement infernal" dans la province d'Idleb (nord-ouest), dernier grand bastion jihadiste en Syrie.

Ces développements illustrent la complexité du conflit qui ravage la Syrie depuis 2011, avec l'implication de plusieurs belligérants et l'intervention de puissances internationales et régionales sur un territoire aujourd'hui morcelé.

Avec AFP

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