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Renault veut poursuivre Carlos Ghosn pour 11 millions d'euros de dépenses suspectes

L'une des dernières apparition de Carlos Ghosn sur une vidéo filmée par son équipe de communication, le 9 avril 2019 au Japon.
L'une des dernières apparition de Carlos Ghosn sur une vidéo filmée par son équipe de communication, le 9 avril 2019 au Japon. Handout, Representatives for Carlos Ghosn, AFP

L'audit interne réalisé par Renault a identifié 11 millions d'euros de dépenses suspectes de Carlos Ghosn, dont des surcoûts de déplacements en avion. Le groupe français souhaite lancer des actions judiciaires aux Pays-Bas.

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Le groupe automobile français Renault envisage des poursuites contre son ancien patron emblématique Carlos Ghosn après avoir révélé, mardi 4 juin, qu'il avait engagé 11 millions d'euros de "dépenses suspectes" au sein d'une filiale commune avec Nissan basée aux Pays-Bas.

Le constructeur français finit ainsi le ménage dans ses comptes et clôt définitivement un chapitre qui a empoisonné durant plusieurs mois ses relations avec l'allié japonais Nissan, à l'origine des révélations qui ont conduit à l'arrestation de Carlos Ghosn au Japon le 19 novembre dernier.

L'audit interne, mené conjointement depuis des mois par Renault et Nissan au sein de leur filiale néerlandaise RNBV, a identifié 11 millions d'euros de dépenses suspectes qui engagent la responsabilité de Carlos Ghosn.

Surcoûts de déplacements en jet privé

Le conseil d'administration du groupe au losange, qui se réunissait mardi pour étudier un projet de fusion avec Fiat Chrysler, a pris connaissance dans l'après-midi des conclusions définitives de l'audit commandé au cabinet Mazars.

Les 11 millions d'euros recouvrent des "surcoûts de déplacement de M. Ghosn par avion", qui pourraient être des trajets personnels en jet privé, "certaines dépenses engagées par M. Ghosn" et "des dons ayant bénéficié à des organismes à but non lucratif", ont-ils précisé.

Une plainte pour abus de biens sociaux contre Rachida Dati

Par ailleurs, le Parquet national financier (PNF) a communiqué mardi sur l’ouverture d’une enquête préliminaire portant sur des contrats passés par la députée européenne et avocate Rachida Dati et le spécialiste des questions de sécurité Alain Bauer avec l’alliance Renault-Nissan.

Cela fait suite à la plainte d'une petite actionnaire pour corruption active et passive, abus de biens sociaux et recel, visant Rachida Dati, Alain Bauer et Carlos Ghosn, a expliqué à Reuters l'avocat de la plaignante, Me Jean-Paul Baduel.

Cette plainte déposée il y a quelques semaines met en cause notamment le fonctionnement et le rôle d'une entité néerlandaise de Renault-Nissan, RNBV.

Carlos Ghosn fait déjà l'objet de quatre inculpations par la justice japonaise : deux pour des dissimulations de revenus dans des documents boursiers et deux pour des cas différents d'abus de confiance aggravé, dont des détournements de fonds de Nissan.

Les dernières révélations de Renault vont compliquer la défense de l'ancien capitaine d'industrie de 65 ans, qui clame son innocence et a dénoncé à plusieurs reprises un complot ourdi par Nissan.

Avec AFP et Reuters

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