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À Caen, Emmanuel Macron rend hommage à l'esprit de Résistance

À Caen, Emmanuel Macron a pris part à une cérémonie organisée en hommage aux résistants abattus le 6 juin 1944 à la maison d'arrêt de la ville.
À Caen, Emmanuel Macron a pris part à une cérémonie organisée en hommage aux résistants abattus le 6 juin 1944 à la maison d'arrêt de la ville. Capture d'écran vidéo Élysée

Après avoir participé à la cérémonie internationale à Portsmouth, Emmanuel Macron a rendu hommage mercredi, à la prison de Caen, aux résistants français, dont le rôle a été primordial dans la préparation du Débarquement.

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“Il y a 75 ans était perpétré dans cette prison l'un de ces massacres que seul le régime nazi savait orchestrer. Sous la poussée des armées alliées fraîchement débarquées sur nos côtes, les Allemands ont voulu soustraire à leurs ennemis les détenus résistants qui étaient internés dans les cellules de cette prison”. C'est par ces mots que Robert Duval, ancien prisonnier, a débuté la cérémonie organisée mercredi 6 juin devant la prison de Caen, en présence du président Emmanuel Macron.

Âgé de 19 ans à l’époque, Robert Duval a échappé de peu à cette tuerie : extrait de la prison pour être déporté en Allemagne à la fin du mois de mai 1944, il n'a pas connu le sort funeste de ses camarades résistants. Le 6 juin 1944, quelques heures après le Débarquement, les Allemands qui contrôlent la prison décident d'exécuter les résistants qui y sont détenus. Ils ne veulent pas que les Alliés les libèrent et obtiennent ainsi de précieuses informations. “Par groupe de six, les mains sur la tete, les suppliciés ont été conduits dans ces courettes destinées aux promenades, où ils ont été fusillés”, raconte Robert Duval. Selon les estimations, entre 75 et 87 résistants ont été sommairement exécutés le Jour J. Seulement 71 ont été identifiés à ce jour. Le plus jeune avait 18 ans, le plus âgé 66.

“Le mystère reste pour nous entier”

Les corps ont d'abord été inhumés dans la cour de la prison, mais face à la progression des Alliés, les Allemands les ont déterré le 29 juin et les ont chargé dans des camions. Vers quelle destination ? “Le mystère reste pour nous entier”, souligne Robert Duval. Effectivement, 75 ans après ce massacre, leurs dépouilles n'ont jamais été retrouvées. Depuis la fin de la guerre, toutes sortes d'hypothèses ont été lancées. Historiens, journalistes, passionnés, ils sont nombreux à s'être lancés dans des recherches, sans résultat jusqu'à présent.

Chaque année, les familles de ces fusillés se réunissent le 6 juin à la prison de Caen pour honorer leur mémoire. Cette année, la cérémonie a été avancée exceptionnellement au 5 juin en raison de la venue d'Emmanuel Macron. Après avoir participé le matin à une grande cérémonie internationale à Portsmouth, le président français a tenu à souligner l'esprit de Résistance nationale. “C'est important au moment où nous célébrons le 75e anniversaire du Débarquement d'avoir honoré comme nous l'avons fait ce matin l'ensemble des forces alliées qui ont préparé cette opération Overlord et qui ont débarqué le 6 juin au matin pour libérer le sol français, mais aussi de saluer l'implication de la Résistance intérieure et les martyrs qui sont tombés ici et qui ont survécu”, a-t-il déclaré à la fin de la cérémonie. “C'est cette alliance des forces alliées venant du monde entier, de notre Résistance intérieure et des militaires français qui ont permis de libérer le pays. Il ne faut oublier aucune de ces composantes”.

>> À lire : À Portsmouth et à Caen, dirigeants et vétérans ont lancé les commémorations du Débarquement

Pour transmettre cette histoire, l'Élysée a placé au cœur de cette émouvante cérémonie de jeunes écoliers de la région de Caen. Ils ont conclu cet hommage en déposant des bleuets au pied des portraits des fusillés, exprimant ce qu'évoque pour eux, 75 ans après, le combat de leurs aînés : “Résister, c'est ne pas se soumettre et ne pas accepter la barbarie“.

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