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Des personnalités demandent la fin de l'anonymat des dons de sperme en France

Des échantillons de sperme conservés au Centre d'étude et de conservation des œufs et du sperme (CECOS) de Lyon, en 2010.
Des échantillons de sperme conservés au Centre d'étude et de conservation des œufs et du sperme (CECOS) de Lyon, en 2010. Philippe Desmazes, AFP

Dans une tribune publiée, mardi, sur LeMonde.fr, des personnes nées d’un don de sperme ainsi que des personnalités demandent la fin de l’anonymat pour les donneurs, avant la révision de la loi de bioéthique attendue cet été.

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Cent personnes conçues par PMA avec un don de gamètes et 150 personnalités demandent la fin de l'anonymat des donneurs de sperme, dans une tribune publiée par Le Monde, mardi 4 juin.

"Nous demandons que désormais l'accès aux origines personnelles soit garanti à tous les enfants conçus par don", écrivent les signataires de ce texte, avant la révision de la loi de bioéthique attendue dans les mois qui viennent.

"À leur majorité, s'ils le souhaitent, ils doivent pouvoir connaître l'identité de leur donneur", poursuivent-ils.

Cette tribune a été initiée par les associations PMAnonyme, qui réunit des personnes nées par PMA avec donneur, et ADFH (Association des familles homoparentales).

Parmi les signataires figurent les anciennes ministres Roselyne Bachelot et Dominique Bertinotti, l'écrivaine Annie Ernaux, le psychiatre Serge Hefez, l'historien Pierre Rosanvallon ou encore le député Jean-Louis Touraine, rapporteur de la mission parlementaire chargée de préparer le débat sur la prochaine révision de la loi.

Pour les dons qui ont déjà eu lieu, les signataires demandent "la mise en place d'un registre volontaire permettant aux anciens donneurs et donneuses qui le souhaitent de transmettre des informations".

Les Français favorables à la levée de l'anonymat

L'anonymat est l'un des piliers du don de sperme en France, mais il est fragilisé par le développement des tests ADN sur Internet. Bien qu'illégaux en France, ils ont déjà permis à une quinzaine de personnes nées grâce à un don de retrouver leur donneur, selon PMAnonyme.

Le premier à l'avoir réussi est un homme de 36 ans, Arthur Kermalvezen, qui a raconté son histoire dans un livre paru en avril ("Le fils", L'iconoclaste) et a fondé l'association Origines.

Plusieurs pays ont déjà renoncé à l'anonymat du don de sperme, dont le Royaume-Uni, l'Allemagne ou les pays scandinaves.

Selon un sondage Ifop commandé par l'ADFH parallèlement à la tribune, 75 % des Français sont favorables à ce que les enfants issus d'un don de sperme ou d'ovocytes "puissent accéder dorénavant à l'identité du donneur" (sondage auprès d'un échantillon représentatif de 2 000 personnes, selon la méthode des quotas et via un questionnaire en ligne).

Le projet de loi de bioéthique, dont le volet le plus sensible est l'ouverture de la PMA aux couples de lesbiennes et aux femmes seules, doit être présenté en Conseil des ministres en juillet, avait indiqué le Premier ministre Édouard Philippe fin avril.

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