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Soudan : l'opposition et les manifestants rejettent tout dialogue avec l'armée

Des soldats dans les rues de Khartoum, mardi 4 juin.
Des soldats dans les rues de Khartoum, mardi 4 juin. AFP

Au Soudan, une alliance de l'opposition et les manifestants ont rejeté la main tendue par les militaires, qui s'étaient dits ouverts mercredi à des négociations, alors que la répression dans ce pays a fait plus de 100 morts.

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Le Conseil militaire de transition au pouvoir au Soudan s'est dit mercredi 5 juin ouvert aux négociations "sans restriction", après les avoir totalement rejetées la veille, dans un contexte de répression de la contestation populaire qui a fait des dizaines de morts depuis lundi.

"Nous ouvrons nos bras aux négociations sans restriction, sinon celle de l'intérêt national, pour fonder un pouvoir légitime qui reflète les aspirations de la révolution des Soudanais", a déclaré le chef du Conseil militaire de transition, Abdel Fattah al-Burhan, dans un message lu à la télévision nationale.

Plus tard dans la journée, une alliance de l'opposition et des manifestants soudanais ont rejeté l'offre des militaires. "Nous n'acceptons pas l'invitation du Conseil militaire de transition", a déclaré à Reuters Madani Abbas Madani, un des dirigeants de l'Alliance des Forces de la liberté et du changement.

L'alliance, a-t-il ajouté, n'a plus confiance en la junte qui, dit-il, "impose la peur aux habitants dans les rues".

Répression sanglante

Selon le comité des médecins, 100 personnes sont mortes dans la répression de la contestation soudanaise depuis lundi, date de la dispersion, sur ordre du Conseil militaire, du sit-in devant le QG de l'armée à Khartoum.

Il s'agit du dernier bilan provisoire fourni par ce comité proche de la contestation, qui a annoncé, mercredi que 40 corps ont été repêchés dans le Nil.

L'opération de dispersion de ce rassemblement emblématique de milliers de manifestants, qui réclamaient depuis des semaines le transfert du pouvoir aux civils, a été vivement condamnée à l'étranger, notamment par l'ONU, les États-Unis et la Grande-Bretagne.

Par ailleurs, l'ONU a fait sortir du pays des employés non essentiels, a indiqué mercredi une porte-parole. "Nous avons relocalisé temporairement des personnels de l'ONU non essentiels, bien que toutes les opérations de l'Organisation se poursuivent au Soudan", a indiqué Eri Kaneko.

Aucune indication n'a été donnée sur le nombre d'employés évacués ni vers où ils ont été relocalisés. L'ONU dispose d'une large présence au Soudan avec des employés issus de 27 organismes, la plupart étant focalisés sur une aide humanitaire à la population.

Avec AFP et Reuters

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