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Syrie : deux Américaines et six enfants du camp d'Al-Hol remis aux États-Unis

Des combattants des Forces démocratiques syriennes (FDS) vérifient l'identité de déplacés avant leur départ du camp d'Al-Hol, le 3 juin 2019.
Des combattants des Forces démocratiques syriennes (FDS) vérifient l'identité de déplacés avant leur départ du camp d'Al-Hol, le 3 juin 2019. Delil Souleiman, AFP (illustration)

Deux Américaines et six enfants, placés dans le camp d'Al-Hol, dans le nord-est syrien, où sont détenus des milliers d'étrangers liés au groupe État islamique, ont été remis mercredi aux États-Unis.

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Deux ressortissantes américaines et six enfants, issus de familles liées à l’organisation État islamique (OEI) en Syrie, ont été remis mercredi aux États-Unis par les autorités locales kurdes. Les deux femmes et les enfants étaient dans le camp de déplacés d'Al-Hol, dans le nord-est syrien, où sont détenus des milliers d'étrangers affiliés aux jihadistes, a précisé à l'AFP Kamal Akef, un porte-parole de l'administration semi-autonome kurde.

"À la demande du gouvernement américain (...) deux femmes américaines et six enfants ont été rapatriés aux États-Unis", a précisé Kamal Akef mercredi, dans un communiqué, sans révéler l'identité des personnes en question.

De son côté, le département d'État américain, qui s'est refusé à fournir des détails sur ces individus, a confirmé qu'ils ont été pris en charge en "sécurité".

Cette annonce intervient deux jours seulement après le rapatriement de cinq orphelins norvégiens issus de familles liées à l'OEI, et une semaine après le départ d'environ 150 femmes et enfants ouzbeks.

Malnutrition aiguë et manque de soins

Depuis la proclamation en mars de la victoire face au "califat" autoproclamé de l'OEI en Syrie, les autorités kurdes soutenues par Washington sont confrontées à des défis de taille, notamment la situation alarmante dans les camps de déplacés surpeuplés. Les ONG ont dénoncé des conditions extrêmes, notamment une malnutrition aiguë chez les enfants et le manque de soins médicaux.

Ces camps du nord-est syrien accueillent 12 000 étrangers (4 000 femmes et 8 000 enfants de jihadistes) gardés sous haute surveillance. À plusieurs reprises, Washington a fustigé la réticence des pays européens à rapatrier leurs ressortissants. À ce jour, la France a rapatrié une poignée d'orphelins et une fillette de trois ans. Selon le ministère français des Affaires étrangères, environ 450 ressortissants français affiliés à l'OEI sont en prison ou retenus dans des camps de réfugiés.

Par le passé, au moins deux Américains, un homme et une femme (mère de quatre enfants), accusés d'avoir collaboré avec l'OEI en Syrie ont été rapatriés aux États-Unis pour y être jugés, avait annoncé Washington en juillet 2018.

Par ailleurs, plusieurs centaines de femmes et enfants syriens ont été autorisés à quitter le camp d'Al-Hol, où s'entassent près de 74 000 personnes selon l'ONU, après une requête présentée par des chefs de tribus et des figures locales.

>> À voir, le Reporters exclusif : "La prison ou la mort" pour les femmes jihadistes en Syrie

Avec AFP

 

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