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Le président algérien par intérim appelle au dialogue avant la présidentielle

Abdelkader Bensalah lors d'une session parlementaire, au Palais des Nations, à Alger, le 9 avril 2019.
Abdelkader Bensalah lors d'une session parlementaire, au Palais des Nations, à Alger, le 9 avril 2019. Ryad Kramdi, AFP

Abdelkader Bensalah, président par intérim, a appelé jeudi à un "dialogue inclusif" au sein de la classe politique en vue d'organiser "dans les meilleurs délais" "la prochaine échéance présidentielle".

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Le chef de l'État par intérim en Algérie, Abdelkader Bensalah, s’est exprimé jeudi 6 juin à la télévision pour appeler "la classe politique, la société civile et les personnalités patriotiques nationales […] à opter pour la voie du dialogue inclusif en vue" d'organiser "dans les meilleurs délais", "la prochaine échéance présidentielle".

Le président de la Chambre haute du Parlement, désigné chef de l'État par intérim le 9 avril, a invité les acteurs de la vie politique à "tracer une feuille de route devant aider à l'organisation du scrutin dans un climat d'entente et de sérénité".

La Constitution prévoit que son intérim dure 90 jours, durant lesquels il doit organiser une présidentielle - qui était prévue le 4 juillet - et remettre le pouvoir au nouvel élu. Mais, en rejetant le 2 juin les deux seuls dossiers de candidature, le Conseil constitutionnel a constaté "l'impossibilité" de la tenue du scrutin du 4 juillet.

Présidentielle annulée pour la 2e fois

En chargeant Abdelkader Bensalah de "convoquer" une nouvelle élection, le Conseil a de facto prolongé sine die l'intérim, jusqu'à la prestation de serment d'un nouveau président élu.

Le mouvement inédit de contestation qui secoue l'Algérie depuis le 22 février rejetait massivement cette élection, refusant que le successeur d'Abdelaziz Bouteflika soit élu lors d'un scrutin organisé par ses anciens affidés et réclamant le départ de ces derniers.

Fin mai, le chef d'état-major de l'armée, le général Ahmed Gaïd Salah, avait prôné un "dialogue" et des "concessions mutuelles", tout en continuant d'exiger une présidentielle "dans les plus brefs délais".

C'est la 2e fois qu'une présidentielle est annulée en moins de trois mois. Incapable de calmer la contestation contre sa volonté de briguer un 5e mandat, Abdelaziz Bouteflika avait déjà annulé la présidentielle du 18 avril, tentant de fait de prolonger sine die son mandat en cours.

Avec AFP

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