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En Algérie, premier vendredi de mobilisation depuis l'annulation de la présidentielle

Les Algériens battent de nouveau le pavé vendredi 7 juin à Alger.
Les Algériens battent de nouveau le pavé vendredi 7 juin à Alger. Ryad Kramdi, AFP

Les Algériens sont de nouveau dans la rue vendredi à Alger et dans d'autres villes du pays. Il s'agit du premier jour de contestation depuis l'annulation de la présidentielle, qui était réclamée par les manifestants.

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C’est le 16e vendredi consécutif de contestation et le 1er depuis l'annulation de la présidentielle en Algérie. Les Algériens sont de nouveau descendus dans les rues d’Alger vendredi 7 juin dans la matinée en chantant "Y en a marre de ce pouvoir".

Ils ont crié aussi "Dégage !" au président par intérim Abdelkader Bensalah et au chef d'état-major de l'armée, le général Ahmed Gaïd Salah, devenu de facto l'homme fort du pays depuis la démission du président Abdelaziz Bouteflika, le 2 avril, sous la pression de la rue.

Les premiers manifestants ont été rejoints en début d'après-midi par une foule massive aux abords de la Grande poste, point de ralliement de la contestation dans la capitale, malgré un impressionnant déploiement policier dans le centre d'Alger.

Difficile à évaluer avec précision, faute de comptage officiel, la mobilisation semble intacte à Alger où plusieurs artères du centre débordent de manifestants, selon des journalistes de l'AFP.

Des manifestations ont également été organisées dans d'autres villes du pays comme Oran et Mostaganem.

Les manifestants défilent depuis le 22 février contre le pouvoir en place en Algérie. Après le départ de l'impopulaire Premier ministre Ahmed Ouyahia, l'abandon d'un 5e mandat par Abdelaziz Bouteflika puis sa démission après 20 ans au pouvoir, les manifestants ont à nouveau obtenu gain de cause, le 2 juin : le Conseil constitutionnel a constaté "l'impossibilité" de tenir le scrutin du 4 juillet, faute de candidats sérieux.

Présidentielle "dans les meilleurs délais"

Le président par intérim Abdelkader Bensalah a néanmoins insisté pour qu’une présidentielle soit organisée "dans les meilleurs délais". Le président de la Chambre haute du Parlement, à qui la Constitution a confié l'intérim pour 90 jours, n'aura personne à qui transmettre le pouvoir à l'issue de ce délai et sortira donc du "cadre constitutionnel" dont le haut commandement de l'armée refusait jusqu'ici de s'écarter.

Abdelkader Bensalah a invoqué cette situation "exceptionnelle" pour justifier la prolongation de fait de son mandat jusqu'à l'élection d'un nouveau chef de l'État, hors de tout cadre légal.

L’annulation de la présidentielle du 2 juin est en fait la seconde à survenir en moins de trois mois. Abdelaziz Bouteflika avait annulé celle du 18 avril, tentant lui aussi de prolonger ainsi sine die son mandat en cours. Une manœuvre qui avait démultiplié la colère des Algériens.

Avec AFP

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