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Fiat-Renault : Di Maio met en cause l'ingérence de Paris dans l'échec de la fusion

Le vice-Premier ministre italien, Luigi Di Maio, à Rome, en mai 2018.
Le vice-Premier ministre italien, Luigi Di Maio, à Rome, en mai 2018. Andreas Solaro, AFP

Le vice-président du Conseil italien, Luigi Di Maio, a estimé, vendredi, que le gouvernement français n'a pas "fait bonne figure" dans le projet de fusion de Fiat avec Renault. Le constructeur italo-américain avait invoqué "des raisons politiques".

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En Italie, l'échec du mariage entre Renault, Nissan et Fiat a visiblement du mal à passer. Vingt-quatre heures après l'annonce du retrait du constructeur italo-américain dans le projet de fusion, le vice-président du Conseil italien, Luigi Di Maio, a pointé du doigt le comportement du gouvernement français. "L'ingérence de l'État a provoqué l'échec du projet, ce que Renault n'a pas apprécié. C'était une opération qui aurait pu être bénéfique à l'Italie et aux Italiens", a déploré le ministre italien de l'Industrie à la Radio 24, vendredi 7 juin.

"Je pense que la France n'a pas fait bonne figure dans ce projet qui était une opération de marché pour laquelle nous avons fait preuve de respect, a-t-il ajouté. Et même si nous sommes en contact avec Fiat Chrysler et ses dirigeants, nous avons fait preuve de respect pour le groupe et pour les négociations."

Fiat Chrysler Automobiles a annoncé, mercredi soir, contre toute attente, le retrait immédiat de son offre de fusion à 30 milliards d'euros avec Renault, accusant les conditions politiques en France d'avoir compromis un projet qui aurait
donné naissance au troisième constructeur automobile mondial.

Le groupe italo-américain a cité des "conditions politiques [qui] ne sont actuellement pas réunies en France". L'État français, qui détient 15 % du capital de Renault, avait, en effet, demandé un report du vote du conseil d'administration de Renault sur le projet afin d'éclaircir plusieurs points de la proposition de fusion. Bercy demandait des assurances sur le maintien de l'emploi, sur le respect d'un partage équitable du pouvoir entre les deux entités du futur ensemble et exigeait que le siège de Renault reste en France.

FCA n'a pas voulu attendre. Ce retrait soudain a surpris Paris qui a "regretté cette décision précipitée". Surtout, la France se demande si Fiat n'a pas sorti la carte du "contexte politique" comme prétexte, alors que les véritables raisons de ce coup d'arrêt seraient à chercher du côté de Tokyo.

Avec AFP

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