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L’Iran rejette la proposition française de renégocier l'accord sur le nucléaire

Le président iranien Hassan Rohani aux côtés du chef de l'organisation nucléaire iranienne Ali Akbar Salehi, le 9 avril 2019, à Téhéran.
Le président iranien Hassan Rohani aux côtés du chef de l'organisation nucléaire iranienne Ali Akbar Salehi, le 9 avril 2019, à Téhéran. HO, présidence iranienne, AFP

Téhéran a rejeté vendredi l'idée de nouvelles négociations sur son programme nucléaire, évoquée la veille par Emmanuel Macron alors que Washington a imposé des sanctions contre un grand groupe pétrochimique iranien.

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L’Iran ne veut pas de nouvelles discussions internationales sur son programme nucléaire et ses ambitions militaires. C'est ainsi qu'a réagi Téhéran, vendredi 7 juin, à l’offre française d’ouvrir de nouvelles négociations sur ces sujets.

Emmanuel Macron avait déclaré jeudi que Paris et Washington souhaitaient empêcher Téhéran de se doter d'armes nucléaires et que de nouvelles négociations devraient s'ouvrir sur la question du programme balistique de la République iranienne.

"Nous voulons être sûrs qu'ils n'obtiennent pas l'arme nucléaire", a dit le président français, ajoutant que "nous avions un instrument jusqu'en 2025", en référence à ce que prévoyait l'accord conclu en 2015 à Vienne entre l'Iran et six puissances.

Abbas Moussavi, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, a toutefois écarté toute discussion qui sortirait du cadre défini par l'accord de Vienne que le président américain Donald Trump a dénoncé l'année dernière.

"Dans les circonstances actuelles, discuter de sujet qui ne concernent pas l'accord (...) entraînera davantage de méfiance chez ceux qui restent signataires de l'accord", a-t-il déclaré dans un communiqué relayé par la télévision d'État.

"Les Européens n'ont jusqu'à présent pas respecté leurs engagements et n'ont pas protégé les intérêts de l'Iran après le retrait des Américains", a ajouté Moussavi.

L'Iran estime que ses missiles n'ont qu'une fonction défensive et fait valoir que la résolution 2231 du Conseil de sécurité, qui a consacré l'accord de 2015 sur le nucléaire iranien, "n'interdit pas un programme balistique et des essais de missiles par l'Iran".

Nouvelles sanctions américaines

De leur côté, les États-Unis poursuivent leur stratégie en imposant depuis vendredi de nouvelles sanctions à l'Iran, visant spécifiquement son secteur pétrochimique, a annoncé le département américain du Trésor.

Avec ces nouvelles sanctions, les États-Unis ciblent en particulier la Persian Gulf Petrochemical Industries Company (PGPIC) ainsi que la quarantaine d'entités et d'agents commerciaux établis à l'étranger qui dépendent d'elle.

Selon les États-Unis, PGPIC et ses filiales représentent 40 % de la capacité de production pétrochimique iranienne et 50 % des exportations du secteur.

Washington accuse l’entreprise de fournir un soutien financier au corps des gardiens de la Révolution, l'unité d'élite de l'armée qui supervise les programmes nucléaires et balistiques du pays.

Avec Reuters et AFP

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