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Mondial-2019 : les Bleues vont-elles enfin aller au bout ?

Les Bleues avant leur dernier match de préparation face à la Chine, le 31 mai 2019, à Créteil.
Les Bleues avant leur dernier match de préparation face à la Chine, le 31 mai 2019, à Créteil. Franck Fife, AFP

Un an après le deuxième sacre des Bleus, leurs homologues féminines débutent leur Mondial à domicile. Habituées aux places d'honneur, les Françaises ont de grandes ambitions pour cette Coupe du monde. Quelles sont leurs chances d'y arriver ?

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Les Bleues se lancent dans le grand bain du Mondial-2019, vendredi 7 juin, lors du match d’ouverture face à la Corée du Sud, au Parc des Princes, à Paris. Pour cette Coupe du monde qui se déroule à domicile, la pression est énorme et les attentes sont nombreuses autour des Françaises, 4es au classement Fifa. Un an après le deuxième sacre mondial des hommes, les supporters rêvent d’enchaîner avec les femmes.

À la tête de la sélection, Corinne Diacre n’a d’ailleurs pas d’autres ambitions : "Pour moi, ce serait vraiment un échec de ne pas aller en finale". "Même si l’objectif est élevé, cela ne me fait pas peur", a ainsi annoncé l’ancienne internationale française.

Une série d’échecs

La sélectionneuse espère faire oublier les précédentes déconvenues des Bleues et enfin remplir l'étagère à trophées. En 2011, pour leur deuxième participation à la Coupe du monde, les Françaises avaient réussi à se qualifier pour les demi-finales avant de s’incliner face aux géantes américaines (1-3). Lors de la petite finale, elles avaient dû se contenter d’une décevante quatrième place après avoir été battues par la Suède (1-2). Quatre ans plus tard, elles se ratent une nouvelle fois en s’inclinant en quart de finale contre l’Allemagne (1-1, 4 t.a.b. à 5).

Les Jeux olympiques n’ont pas davantage souri aux footballeuses tricolores. En 2012, à Londres, elles terminent là encore à la pire des places, la quatrième. Et à Rio, en 2016, les Bleues échouent en quart de finale face aux Canadiennes (0-1). Une malédiction qui s’est aussi reproduite lors des trois derniers championnats d’Europe, où les Françaises ont été incapables de dépasser les quarts de finale.

Un groupe accessible ?

Toujours parmi les favorites, mais jamais titrées, les tricolores ont aujourd’hui l’obligation de dépasser ce palier et d'enfin rejoindre les grandes nations du football féminin comme les États-Unis, l'Allemagne ou le Japon. Elles peuvent compter sur une génération dorée composée majoritairement de joueuses lyonnaises au palmarès rutilant comme Amandine Henry, Eugénie Le Sommer, Wendie Renard ou encore Amel Majri. Elles ont d'ailleurs remporté il y a quelques semaines une 6e Ligue des champions.

Sur le papier, le groupe A semble à leur portée, mais leurs trois adversaires peuvent toutefois se révéler coriaces. Les joueuses de Corinne Diacre vont d’abord affronter les Sud-Coréennes, 14e nation au classement Fifa. Les guerrières Taegeuk n’ont jamais été plus loin qu’un 8e de finale en Coupe du Monde, mais sont connues pour leur jeu difficile à manier et leur défense à toute épreuve.

Les Bleues vont ensuite rencontrer la Norvège, le 12 juin. Même si les Scandinaves ne vont pas pouvoir compter sur leur meilleure joueuse, le Ballon d’Or Ada Hegerberg, en conflit avec sa fédération, elles sont en pleine renaissance. Championnes du monde (1995) et championnes olympiques (2000), elles reviennent à leur meilleur niveau après plusieurs années de disette.

Enfin, les tricolores vont finir leur phase de poules en jouant face au Nigeria le 17 juin. Seulement 39e au classement Fifa, les Super Falcons, sont cependant championnes d’Afrique en titre et ont participé à tous les Mondiaux depuis leur création.

Des pépins physiques

Avant d’entrer dans la compétition, les Françaises ont terminé leur préparation sur deux victoires face à la Thailande (3-0) et à la Chine (2-1). Mais ces succès ont été entachés par quelques pépins physiques. La capitaine Amandine Henry, star de la sélection, a assisté au dernier match depuis les tribunes en raison d’un dos bloqué. Deux autres cadres sont aussi restées sur le banc pour cause de blessure : Eugénie Le Sommer et Amel Majri.

L’infirmerie s’est bien remplie à l’approche du Mondial, mais les joueuses se veulent rassurantes. "Eugénie et Amel ont repris le terrain (lundi), elles peuvent postuler vendredi pour le premier match. Amandine et Griedge (Mbock, entorse légère) ont repris la course aussi, donc il n'y a pas d'alerte. J'espère qu'elles pourront postuler pour jouer vendredi (...) Aujourd'hui, on a un groupe compétitif : s'il en manque une, une autre la remplacera", a ainsi expliqué la gardienne Sarah Bouhaddi.

"On fait une préparation athlétique très importante pour pouvoir tenir sur toute la compétition. La blessure est induite dans la performance et l'entraînement. Je ne peux pas dire combien de temps ça va durer, mais on n'est pas du tout inquiètes sur le fait qu'elles soient toutes avec nous", a ajouté l’attaquante Gaëtane Thiney.

Au-delà de ces soucis de vestiaire, les Bleues vont devoir aussi gérer la pression sur leurs terres. "On sent que ça monte, on reçoit beaucoup de lettres d'encouragements. Il y a nos familles, les médias de plus en plus présents. En Allemagne, en 2011, la ferveur était déjà extraordinaire, même si c'était pour moi une première participation. Là, à la maison, ce sera encore plus fort", décrit la défenseuse Wendie Renard.

Un enthousiasme que les Françaises prennent comme un atout. "Ca va être un jour extraordinaire pour l'équipe de France, parce que c'est le début d'une Coupe du Monde et ça fait quatre ans qu'on attend ça. Ce sera un match de Coupe du monde dans une ambiance qui va changer du quotidien et nous porter, nous permettre d'être encore plus performantes", prédit Gaëtane Thiney.

Les Bleues sont désormais à sept matches du bonheur ultime. Rendez-vous en finale le 7 juillet au stade de Lyon pour savoir si leur pari est réussi.

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