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Comment sera nommé le successeur de Theresa May ?

Andrea Leadsom, Boris Johnson, Jeremy Hunt, Michael Gove, Sajid Javid et Dominic Raab font office de favoris dans la primaire des Tories. (Montage AFP)
Andrea Leadsom, Boris Johnson, Jeremy Hunt, Michael Gove, Sajid Javid et Dominic Raab font office de favoris dans la primaire des Tories. (Montage AFP) AFP

En quittant les rennes du parti conservateur vendredi, la Première ministre britannique Theresa May ouvre la voie au processus de désignation de son successeur qui lui succédera à la tête du gouvernement.

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Onze candidats sont actuellement en lice pour prendre la place de Theresa May à la tête des Tories, et de facto du gouvernement. Parmi les six favoris, on retrouve :

• Andrea Leadsom (56 ans), militante du Brexit lors de la campagne référendaire
À l'été 2016, après la démission de David Cameron consécutive à la victoire du camp du Leave, elle s'était déjà portée candidate à la direction du Parti conservateur et donc à la tête du 10, Downing Street. "Finaliste" face à May, elle avait retiré sa candidature avant le vote des militants, payant le prix d'une interview dans laquelle elle expliquait que sa qualité de mère de famille la qualifiait davantage que sa rivale pour la suite des événements. Sa sortie avait été jugée injuste envers Theresa May, qui n'a pas eu d'enfants.

• Boris Johnson (54 ans), ancien secrétaire au Foreign Office de Theresa May
L'ex-maire de Londres a les faveurs des sondages et des "bookmakers". Commentant l'annonce du retrait de la Première ministre, il a déclaré que le Royaume-Uni quitterait l'Union européenne au 31 octobre prochain, "avec ou sans accord".

Jeremy Hunt (52 ans), ancien ministre de la Santé
Il a succédé à Boris Johnson à la tête du Foreign office en juillet 2018. Partisan d'un maintien dans l'UE lors du référendum de 2016, il prône aujourd'hui une renégociation de l'accord de retrait – ce que Bruxelles exclut pour l'heure – et
propose la formation d'une nouvelle équipe de négociateurs, englobant davantage de sensibilités, une solution qu'il tient pour le meilleur moyen d'éviter un "no deal" qui serait un "suicide politique". Il table sur les "promesses de la technologie" pour régler la question de la frontière irlandaise, au cœur du blocage à Londres.

• Michael Gove (51 ans), actuel ministre de l'Environnement
Ce fut l'une des principales figures du mouvement en faveur du "Leave" [sortie de l'UE] lors de la campagne pour le référendum du 23 juin 2016. Entré en campagne le 26 mai, il se dit "prêt à unir les conservateurs et le parti unioniste, le DUP [force d'appoint indispensable à la majorité conservatrice à la Chambre des communes], prêt à concrétiser le Brexit et prêt à diriger ce grand pays".

Sajid Javid (49 ans), ministre de l'Intérieur
Ancien banquier et libéral convaincu, il a affiché un portrait de Margaret Thatcher dans son bureau, a voté pour le "remain" [maintien au sein de l'UE] en 2016, alors qu'il était plutôt considéré comme un eurosceptique. Il juge qu'il n'y a pas grand chose à craindre d'un divorce sans accord, soulignant que le Royaume-Uni aura quoi qu'il arrive "la capacité de se protéger".

Dominic Raab (45 ans) ancien ministre du Brexit
Il n'est resté que cinq mois en fonctions, avant de quitter le gouvernement May, jugeant que l'accord de retrait négocié avec les Européens n'était pas à la hauteur des promesses du Parti conservateur. Il entend renégocier un "accord plus équitable" avec Bruxelles, mais ne souhaite pas repousser la date du Brexit, désormais fixée au 31 octobre, quitte à sortir sans accord. Mais alors, ajoute-t-il, le Royaume-Uni ne paiera qu'une fraction des 39 milliards de livres sterling (45 milliards d'euros environ) de la facture du divorce (couvrant les engagements financiers pris par Londres dans le cadre de l'actuel budget pluriannuel communautaire).

Pour cette primaire, chacune des candidatures a été validée par huit autres parlementaires conservateurs, un seuil quatre fois plus élevé que par le passé afin de resserrer le nombre de prétendants. Les parlementaires conservateurs procéderont ensuite à plusieurs tours de scrutin pour réduire le nombre de candidats.

Pour le premier tour, programmé le 13 juin, les candidats devront obtenir au moins 5 % des suffrages (soit 16 voix) pour accéder au deuxième tour, prévu le 18 juin. Ce seuil sera alors relevé à 10 % des suffrages. Pour les tours suivants, fixés les 19 et 20 juin, on reviendra à la règle classique, avec élimination du candidat le moins bien placé.

Les deux derniers candidats encore en lice seront départagés par les quelque 160 000 membres du Parti conservateur via un vote postal qui aura lieu dans la semaine du 22 juillet.

Des débats seront organisés au cours de cette étape finale. Il ne sera pas nécessaire d'être membre pour y assister.

Avec Reuters

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