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Pour son centenaire, l'OIT accueille Emmanuel Macron, Angela Merkel et Dmitri Medvedev

L'OIT fête ses 100 ans et sa Conférence annuelle sur le Travail se déroule du 10 au 21 juin.
L'OIT fête ses 100 ans et sa Conférence annuelle sur le Travail se déroule du 10 au 21 juin. Fabrice Coffrini, AFP

L'Organisation internationale du travail fête ses 100 ans. Sa Conférence annuelle, qui démarre lundi à Genève, portera notamment sur le harcèlement et accueillera mardi Emmanuel Macron, Angela Merkel et le Premier ministre russe Dmitri Medvedev.

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Née au lendemain de la Grande Guerre en 1919, l'Organisation internationale du travail (OIT) est la seule création du Traité de Versailles ayant survécu. Malgré son grand âge, l’instance reste en accord avec son temps, parlant harcèlement et robotique.

Sa prochaine Conférence annuelle sur le Travail, qui démarre lundi 10 juin à Genève, doit aboutir sur deux textes majeurs : une Convention sur le harcèlement et une Déclaration sur l'avenir du travail face aux nouveaux défis comme le changement climatique et les nouvelles technologies, telles que l'intelligence artificielle.

La réunion, qui dure jusqu'au 21 juin, ouvrira en présence du directeur de l'OIT, le Britannique Guy Ryder. Chefs d'État et de gouvernement prendront la parole au début et à la fin de ces deux semaines de conférence. Le président français Emmanuel Macron, la chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre russe Dmitri Medvedev sont attendus mardi.

Le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema s'exprimera mercredi 19, tout comme les présidents colombien, Ivan Duque, et irakien, Barham Salih. Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, viendra clore les débats vendredi 21.

Pour son centenaire, l'OIT, une organisation tripartite des Nations unies réunissant gouvernements, employeurs et syndicats, attend plus de 5 700 délégués provenant de 187 États membres.

"J'aurais aimé croire qu'il s'agit d'un moment festif. J'en doute fort. Les négociations vont être très dures", a déclaré aux journalistes Guy Ryder, pointant les réticences émises par le patronat à propos de la Convention sur le harcèlement.

Finaliser une convention sur la violence et le harcèlement au travail

L'OIT, dont le premier directeur fut le Français Albert Thomas, fut créée, tout comme la Société des Nations (SDN, prédécesseur de l'ONU), sous l'égide du Traité de Versailles. Mais contrairement à la SDN, l'OIT survécu à la Deuxième Guerre mondiale, grâce au rôle joué par les Américains.

Alors que les États-Unis n'ont jamais été membres de la SDN, bien qu'ils en ont été à l'origine, ils apportèrent tout leur soutien à l'OIT en intégrant l'organisation dès 1934 - peu après que l'Allemagne d'Hitler s'en soit retirée.

Plus de 70 ans après, l'organisation, créée avec l'idée qu'une "paix durable" ne peut se bâtir que sur la base de la "justice sociale", continue de s'atteler à des sujets de son époque.

Les représentants des gouvernements, des employeurs et des employés ont ainsi entamé l'an dernier, en pleine vague #Metoo, des négociations sur une Convention contraignante - pour les pays qui la ratifient - sur la violence et le harcèlement au travail. L'OIT espère finaliser ce processus ces prochains jours.

La "Déclaration du centenaire" doit quant à elle établir les priorités pour l'avenir du travail face aux défis des nouvelles technologies, du changement climatique, du vieillissement de la population dans les pays riches, des migrations et de la mondialisation, a relevé Guy Ryder.

Avec AFP

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