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Mondial-2019 : À Brooklyn, les joueuses amateures espèrent un nouveau sacre américain

Le terrain de football est situé à Brooklyn, non loin des gratte-ciels de Manhattan.
Le terrain de football est situé à Brooklyn, non loin des gratte-ciels de Manhattan. Celine Bruneau, France 24

Au pays du soccer, l'engouement pour ce sport est aussi présent chez les filles que chez les garçons. À Brooklyn, les joueuses du Park Slope United comptent bien suivre tous les matches de l'équipe américaine durant la Coupe du monde.

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Il existe peu de terrains de football dans le monde avec une telle vue : des pelouses synthétiques sur les quais de Brooklyn, face aux gratte-ciels de Manhattan. Derrière un but, la statue de la Liberté, derrière un autre, le pont de Brooklyn. Pourtant, c’est le ballon rond qui intéresse le plus Naomi. La petite fille de 7 ans est passionnée de soccer et ne manquera aucun match de l’équipe américaine en ce Mondial-2019.

"Je veux voir jouer les filles à la télévision, mais mon père ne met pas souvent les matches des filles", dit-elle en le regardant d’un air de défi. Aaron Blischer, son père, la rassure : "On va regarder la Coupe du monde évidemment".

La moitié des terrains est occupée par des équipes féminines explique Nate Stuart, l’entraîneur principal de Park Slope United. "Il y a trois ans, le club ne comptait que 12 joueuses, elles sont aujourd’hui 200. Ici, les garçons et les filles jouent souvent ensemble. On ne les sépare pas forcément et on se rend compte qu’il y a beaucoup de filles très offensives sur le terrain, elles font sensation et elles s’imposent. Je crois que c’est bien pour elles dans tous les aspects de leur vie d’être dynamiques et d’avoir confiance en elles".

Sur le bord du terrain, Aaron Blischer ne quitte pas Naomi des yeux. La petite fille a commencé à jouer au football au début de l’année et ses parents ont très vite constaté que le sport lui avait permis de comprendre l’esprit d’équipe et l’endurance. "J’adore comme elles s’investissent dans le jeu et comme elles sont agressives. Elles jouent à fond ! "

Sur le terrain voisin, ce sont les plus grandes qui jouent, entraînées par Hillary Unchal, une Anglaise qui compare l’engouement des filles pour le soccer ici par rapport à son pays.  "Ici, c’est un sport jeune. Quand ça a commencé, ce n’était donc pas un sport de garçons comme en Europe. Les filles n’ont pas eu à casser autant de barrières pour jouer. Il n’y avait pas de précédent qui disait que c’était un sport de garçons".

"Elles devraient être payées davantage"

Seule ombre au tableau pour les passionnées de football, l’inégalité de salaire entre les joueuses et les joueurs professionnels. Emilia Garfield, 18 ans, est consternée. "Elles devraient être payées davantage. Elles ont de bien meilleurs résultats que les hommes et ils gagnent plus d’argent ! Elles ont gagné plusieurs fois la Coupe du monde et eux n’ont même pas été qualifiés l’année dernière. Ça montre bien que les filles sont meilleures".

Les joueuses de l’équipe nationale profitent justement de l’exposition de la Coupe du monde pour faire entendre leurs revendications. L'attaquante vedette Alex Morgan, des millions d’abonnés sur les réseaux sociaux, a fait la une du magazine Time. Le 8 mars dernier, Journée internationale du droit des femmes, elle et ses coéquipières ont porté plainte pour discrimination sexuelle contre la Fédération américaine de soccer.

Emilia et quelques-unes de ses coéquipières s’envoleront bientôt pour la France. Leur club organise un voyage pour assister aux demi-finales et à la finale de la Coupe du monde à Lyon, où la jeune fille célèbrera, elle en est certaine, le 4e sacre des Américaines.

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