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Soupçonné de corruption, l'ex-Premier ministre algérien Ahmed Ouyahia incarcéré

Ahmed Ouyahia lors d'une réunion du Rassemblement national pour la démocratie, le 31 janvier 2019.
Ahmed Ouyahia lors d'une réunion du Rassemblement national pour la démocratie, le 31 janvier 2019. Ryad Kramdi / AFP

L'ex-Premier ministre Ahmed Ouyahia a été placé sous mandat de dépôt, mercredi, par le juge d’instruction de la Cour suprême algérienne.

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Il a été incarcéré à la prison d'El Harrach, dans la banlieue d'Alger. L'ancien Premier ministre Ahmed Ouyahia a été placé sous mandat de dépôt et placé en détention provisoire par un juge d'instruction de la Cour suprême dans le cadre d'une enquête sur des marchés publics en Algérie.

Ahmed Ouyahia figure parmi les 12 anciens ministres et préfets dont le parquet d'Alger a annoncé avoir transmis les dossiers fin mai à la Cour suprême, dans le cadre des enquêtes visant Ali Haddad, ancien président du FCE (Forum des chefs d'entreprise) et PDG du n°1 privé des travaux publics en Algérie, notamment pour des faits présumés de corruption.

Le parquet d'Alger a en outre indiqué, mardi, avoir transmis à la Cour suprême les dossiers de 11 responsables visés par l'enquête contre un autre influent homme d'affaires, Mahieddine Tahkout, placé en détention provisoire pour des faits de corruption et de blanchiment. Le parquet n'a pas dévoilé les noms des 11 personnalités, indiquant simplement qu'y figurent un ancien Premier ministre et des anciens ministres, en plus d'un ministre en poste et de cinq anciens walis et deux en fonction. Ahmed Ouyahia a été entendu par un magistrat du tribunal d'Alger dans cette affaire Takhout, selon l'agence de presse officielle APS.

L'ancien ministre des Travaux publics, Abdelghani Zaalane, a été placé sous contrôle judiciaire.

Le milieu des affaires dans le viseur de la justice

Âgé de 66 ans, Ahmed Ouyahia a été quatre fois Premier ministre, dont trois sous la présidence d'Abdelaziz Bouteflika (1999-2019), qui a démissionné le 2 avril, après 20 ans au pouvoir, face à une contestation sans précédent. Nommé pour la dernière fois en 2017 et impopulaire, il avait été limogé en mars dernier, pour tenter, en vain, d'apaiser la contestation.

Depuis le 2 avril, la justice algérienne a lancé plusieurs enquêtes et placé en détention provisoire de puissants hommes d'affaires, la plupart soupçonnés d'avoir profité de leurs liens avec le chef de l'État déchu ou son entourage pour obtenir des avantages ou des marchés publics.

Certains observateurs craignent que ces enquêtes servent le double objectif d'offrir des "têtes" à la contestation - qui qualifie depuis le 22 février les dirigeants algériens de "gang" de "voleurs" ayant "pillé le pays" - tout en favorisant une purge dans le cadre de luttes de clans au sommet.

AFP

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