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CAN-2019 : les "sorciers blancs" ont toujours la cote

Hervé Renard lors du match opposant la sélection du Maroc à celle du Portugal pendant le Mondial-2018 en Russie.
Hervé Renard lors du match opposant la sélection du Maroc à celle du Portugal pendant le Mondial-2018 en Russie. Patrick Hertzog, AFP

Sur les 24 équipes qui disputeront la Coupe d'Afrique des nations en Égypte à partir du 21 juin, près des deux-tiers ont à leur tête un sélectionneur étranger. Une tradition du "sorcier blanc" qui perdure malgré l'émergence des sélectionneurs locaux.

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En 2017, ils occupaient les bancs de 12 des 16 sélections qui se disputaient la CAN au Gabon. Cette année encore, pour la 32e édition de la Coupe d'Afrique des nations qui débutera le 21 juin, les entraîneurs étrangers seront majoritaires : 14 pays sur 24 ont préféré miser sur des compétences extérieures plutôt qu'un sélectionneur local.

Paradoxalement, si les grosses écuries du continent commencent à faire davantage confiance à leurs sélectionneurs locaux (Sénégal, Ghana, Algérie), la côte des "sorciers blancs" – ces entraîneurs étrangers, souvent français, accueillis comme de véritables faiseurs de miracles sportifs – reste très haute partout ailleurs.

Français et Allemands, les spécialistes de l'Afrique

Une fois n'est pas coutume, en Égypte, ce sont les Français qui tireront leur épingle du jeu. Pas moins de sept techniciens hexagonaux coacheront durant la CAN-2019 : Nicolas Dupuis (Madagascar), Sébastien Migné (Kenya), Hervé Renard (Maroc), Corentin Martins (Mauritanie), Alain Giresse (Tunisie), Michel Dussuyer (Bénin) et Gernot Rohr (Nigeria).

En tant que franco-allemand, ce dernier est également l'héritier de la tradition du "weißer Zauberer", pendant germanique du "sorcier blanc". En effet, les sélectionneurs allemands ont fait figure de pionniers sur le continent au tournant des années 1970. Plusieurs d'entre eux ont intégré les staffs d'équipes africaines après le mouvement d'indépendance : Gottlieb Göller, qui a qualifié le Togo pour trois Coupes d'Afrique des nations, en 1972, 1998 et 2000, ou Peter Schnittger, qui a multiplié les coachings auprès d'une dizaine d'équipes africaines sur ces 50 dernières années.

L'excellent palmarès des Français

La prise de pouvoir des sélectionneurs français remonte aux années 1980. Le premier surnom de "sorcier blanc" fut attribué en premier à Claude Le Roy, lors de son arrivée au Cameroun en 1985. Selon l'intéressé, on lui aurait collé ce sobriquet car il avait rétorqué aux Camerounais qu'il ne craignait pas les féticheurs et autres marabouts. Pourquoi ? Parce que le premier vrai sorcier de l'histoire était Merlin l'enchanteur, un Breton, comme lui. Il portera le Cameroun en finale à la CAN-1986, puis à la victoire finale à celle de 1988, contribuant à la postérité du surnom.

Dans son sillage, plusieurs entraîneurs français viennent multiplier les expériences en Afrique. Citons pêle-mêle : Philippe Troussier (Côte d'Ivoire, Nigeria, Burkina Faso, Afrique du Sud), Henri Michel (Cameroun, Maroc, Guinée équatoriale) ou encore Robert Nouzaret (Côte d'Ivoire, Guinée, Congo)…

Les années 2000 consacrent l'âge d'or du sélectionneur français en Afrique. Pierre Lechantre soulève la Coupe d'Afrique avec le Cameroun en 2000. Deux ans plus tard, le Sénégal, sous l'impulsion de Bruno Metsu, atteint la finale de la CAN-2002. La même année, il emmène les Lions de la Teranga à un historique quart de finale de Mondial. Puis, Roger Lemerre remporte la compétition continentale avec la Tunisie en 2006. Lors de l'édition suivante, Henri Michel parvient à hisser la Côte d'Ivoire en finale.

Depuis cette décennie dorée, Hervé Renard a signé un exploit historique. Il est devenu le premier entraîneur à remporter à deux reprises la compétition avec deux pays différents : avec la Zambie en 2012 puis la Côte d'Ivoire en 2015. De là à imaginer une passe de trois cette année avec le Maroc ?

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