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Perquisition au domicile de Carlos Ghosn pour son mariage au château de Versailles

Une perquisition a été menée, le 13 juin 2019, au domicile de l'ancien patron de Renault.
Une perquisition a été menée, le 13 juin 2019, au domicile de l'ancien patron de Renault. AFP (archives)

Une perquisition a été menée jeudi au domicile, près de Paris, de l'ancien patron de Renault, Carlos Ghosn, dans le cadre de l'enquête qui concerne notamment le financement de son mariage au château de Versailles, a indiqué le parquet de Nanterre.

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Une perquisition a été menée jeudi 13 juin au domicile, près de Paris, de l'ancien patron de Renault, Carlos Ghosn, dans le cadre de l'enquête qui concerne notamment le financement de son mariage au château de Versailles, a indiqué le parquet de Nanterre, confirmant une information de RMC.

Les policiers de l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (Oclciff) se sont rendus à L'Étang-la-Ville, dans les Yvelines, dans le cadre de l'enquête préliminaire ouverte après un signalement de Renault début février.

"Une telle perquisition, qu'elle soit faite à la demande des Japonais ou dans le cadre d'une enquête préliminaire, s'inscrit dans un contexte procédural secret et non contradictoire. Tel est le seul commentaire que je peux faire à ce stade", a réagi dans la soirée l'avocat du magnat déchu de l'automobile, Me Jean-Yves Le Borgne, auprès de l'AFP.

La location de Versailles en contrepartie d'une convention de mécénat ?

Au Japon, Carlos Ghosn fait l'objet de quatre inculpations par la justice japonaise : deux pour des dissimulations de revenus dans des documents boursiers et deux pour des cas différents d'abus de confiance aggravé.

En France, le parquet de Nanterre a ouvert une enquête sur le financement de son mariage au château de Versailles en octobre 2016. L'ancien patron est soupçonné d'avoir obtenu la location du château de Versailles et du Grand Trianon pour l'organisation de son mariage, une prestation évaluée à 50 000 euros, en contrepartie d'une convention de mécénat signée entre l'établissement public et la marque au losange.

Cette enquête concerne aussi d'autres soupçons, notamment après de nouveaux signalements réalisés par Renault fin mars concernant plusieurs millions d'euros de paiements suspects réglés par la présidence du constructeur français sous Carlos Ghosn.

Ces montants suspects ont été versés à la société qui distribue les véhicules du groupe Renault à Oman et ont été révélés par l'enquête interne lancée par le constructeur après l'arrestation de son ancien PDG.

Avec AFP

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