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La flotte américaine porte secours à des navires en détresse dans le Golfe d'Oman

Un Émirati regarde le port de Fujaïrah, dans le Golfe, le 13 mai 2019. Ce jour-là, des navires auraient été touchés par une torpille au large de ce port.
Un Émirati regarde le port de Fujaïrah, dans le Golfe, le 13 mai 2019. Ce jour-là, des navires auraient été touchés par une torpille au large de ce port. Karim Sahib, AFP

Des navires américains "prêtent assistance" après "deux appels de détresse" reçus tôt jeudi matin par la cinquième flotte. Les appels émanaient de pétroliers norvégiens dans le Golfe d'Oman. Selon le communiqué, il s'agirait d'une "attaque".

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La Ve flotte américaine, présente dans le Golfe, a indiqué dans un communiqué avoir reçu deux "appels de détresse" jeudi matin, émanant de pétroliers dans le golfe d'Oman qui auraient été victimes d'une "attaque". L'agence officielle iranienne a également fait état d'un incident pendant lequel la Marine iranienne aurait porté secours à 44 marins.

"Nous sommes au courant d'une attaque signalée contre des pétroliers dans le golfe d'Oman", a déclaré la Ve flotte basée à Bahreïn, dans un communiqué. "Des forces navales américaines dans la région ont reçu deux appels de détresse distincts, à 6 h 12, heure locales et un second à 7 h", a-t-elle ajouté. Le communiqué précise que "des navires américains sont dans la zone et prêtent assistance".

Des sources maritimes et commerciales ont indiqué que les équipages touchés ont été évacués et sont désormais hors de danger.

L'ONU "condamne toute attaque contre des navires civils"

Le Conseil de sécurité de l'ONU va organiser jeudi une réunion d'urgence à ce sujet, ont indiqué des diplomates à l'AFP.

"Le président (Donald Trump) a été briefé sur l'attaque contre des navires dans le golfe d'Oman. Le gouvernement américain apporte son aide et continue à évaluer la situation", a déclaré jeudi après-midi Sarah Sanders, porte-parole de l'exécutif, dans un bref communiqué.

À Paris, le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères a également appelé "l'ensemble des acteurs concernés (...) à la retenue et à la désescalade".

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, pour sa part, "condamne toute attaque contre des navires civils". Il a aussi demandé "l'établissement des faits" et des "responsabilités", soulignant que le monde ne pouvait se permettre un conflit majeur dans le Golfe.

Intervenant à la suite d'Antonio Guterres, le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, a dénoncé "une évolution dangereuse" au Moyen-Orient devant le Conseil de sécurité. "Le ciblage de pétroliers et les attaques au cœur de l'Arabie saoudite avec missile comme on l'a vu il y a deux jours, sont une évolution dangereuse. Elle doit amener le Conseil de sécurité à agir contre ceux qui sont responsables, afin de maintenir la sécurité et la stabilité dans la région", a-t-il réclamé.

Le secrétaire général de la Ligue arabe a aussi estimé, sans les nommer, que "certaines parties de la région essayent d'attiser le feu" et "il faut en être conscient".

Les prix du pétrole bondissent après l'incident

Selon le journal spécialisé Tradewinds, qui cite des sources industrielles, le pétrolier Front Altair de la compagnie norvégienne Frontline aurait été touché par une torpille au large de Fujaïrah, aux Émirats arabes unis, une information confirmée par Frontline à l'agence Reuters.

De plus, la compagnie BSM Ship Management (Singapour) a également indiqué que l'un de ses navires, le Kokuka Courageous, avait été la cible d'un "incident de sécurité" et que les 21 membres d'équipage avaient abandonné le bateau et qu'ils avaient été secourus.

Les cours du pétrole ont brusquement grimpé après l'annonce d'un "incident" dans le golfe d'Oman par un service d'information sur la navigation commerciale géré par la Royal Navy.

"Le Royaume-Uni et ses partenaires sont en train d'enquêter", a déclaré l'United Kingdom Marine Trade Operations (UKMTO) sur son site Internet, sans donner de précisions.

La chaîne en anglais de la télévision d'État iranienne PressTV avait signalé plus tôt sur Twitter que deux pétroliers avaient été visés dans la mer d'Oman, faisant état de deux explosions consécutives.

Au lendemain de la visite de Shinzo Abe, pour tenter une désescalade

Le 12 mai, quatre navires – deux saoudiens, un émirati et un norvégien – dont trois pétroliers, avaient été endommagés par des "actes de sabotage" attribués à l'Iran par l'Arabie saoudite. Les États-Unis avaient quant à eux parlé d'une attaque aux mines.

L'incident survient alors que le Premier ministre japonais Shinzo Abe était mercredi 12 et jeudi 13 juin en visite officielle à Téhéran, une première depuis la révolution de 1979, pour tenter de baisser les tensions entre la République islamique et les États-Unis.

Les autorités maritimes norvégiennes évoquent un pétrolier norvégien "attaqué" et trois explosions à bord.

>> À lire aussi : "Crise dans le Golfe : les enjeux géostratégiques du détroit d'Ormuz"

Avec AFP, Reuters et AP

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