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Grève des urgences : le gouvernement débloque 70 millions d'euros de mesures immédiates

Des membres des services d'urgence des hôpitaux publics manifestaient devant le ministère de la Santé, à Paris, le 11 juin 2019.
Des membres des services d'urgence des hôpitaux publics manifestaient devant le ministère de la Santé, à Paris, le 11 juin 2019. Aurore Mesenge, AFP

Après trois mois de grève dans les services d'urgences, le gouvernement a annoncé débloquer 70 millions d'euros afin notamment de renforcer les effectifs dans les hôpitaux durant la période estivale.

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Le gouvernement va débloquer 70 millions d'euros de mesures immédiates pour tenter d'apaiser les personnels des services d'urgences mobilisés depuis trois mois, a annoncé, vendredi 12 juin, le ministère de la Santé à l'issue d'une réunion avec les représentants du secteur. Une large part de ce montant, 55 millions, sera consacrée à la généralisation et à la revalorisation d'une prime de 100 euros net mensuels, versée dès juillet "à tous les professionnels des services d'urgence (hors médecins)", a indiqué le ministère.

Cette prime concernera environ "30 000 personnes", a précisé devant la presse la ministre de la Santé, Agnès Buzyn. Une prime de coopération de 100 euros brut mensuels sera en outre mise en place pour les infirmiers et aides-soignants à qui seront déléguées des tâches médicales dans le cadre de protocoles prévus par la loi Santé adoptée mardi au Sénat.

Renforcer les effectifs durant l'été

S'y ajoute une enveloppe de 15 millions d'euros censée "permettre aux services d'urgence en tension" de "renforcer leurs effectifs paramédicaux durant la période estivale et de maintenir ainsi un maximum de lits ouverts", selon un communiqué du ministère. Agnès Buzyn avait annoncé les grandes lignes de ces mesures la semaine dernière, sans en préciser le coût et les contours, à côté d'une "mission nationale" pour refonder les urgences, touchées par une grève depuis trois mois.

>> À lire aussi : Grève des urgences : "On ne peut pas soigner si les soignants ne vont pas bien"

La première réunion de cette mission s'est tenue vendredi matin au ministère de la Santé en présence d'Agnès Buzyn, du député LREM Thomas Mesnier, urgentiste de formation, et du Dr Pierre Carli, président du Conseil national de l'urgence hospitalière et chef du Samu de Paris.

Avec AFP

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