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En Somalie, un attentat revendiqué par les Shebab fait plusieurs victimes à Mogadiscio

Vue aérienne de la capitale somalienne, Mogadiscio, le 14 février 2018.
Vue aérienne de la capitale somalienne, Mogadiscio, le 14 février 2018. Feisal Omar, REUTERS

Un attentat au véhicule piégé a fait au moins 8 morts, samedi, à Mogadiscio. L'attaque a été revendiquée par les insurgés islamistes radicaux Shebab.

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L’explosion d’un véhicule piégé a tué au moins huit personnes et blessé 16 autres, samedi 15 juin, dans la capitale somalienne, Mogadiscio, au niveau d’un check-point situé à proximité du Parlement, selon la police et les services d’ambulances.

Une seconde explosion sur un axe routier menant vers l'aéroport n'a, quant à elle, fait aucune victime.

Des check-points ciblés par les Shebab

Les deux attentats ont d’ores et déjà été revendiqués par les insurgés islamistes radicaux shebab qui ont précisé cibler "des check-points, l'un sur la route de l'aéroport, l'autre sur la route menant à la chambre des députés".

Dans le quartier du Parlement, des témoins ont confirmé à l'AFP avoir vu des victimes étendues au sol.

Ils décrivent une explosion "très forte". "Elle a en partie détruit mon échoppe" a témoigné Naimo Ali, une commerçante, avant d’ajouter, "j'ai vu plusieurs personnes au sol et certaines ne bougeaient plus."

Selon des sources sécuritaires, le deuxième véhicule piégé aurait été repéré par les forces de l'ordre stationnées à un barrage. Celles-ci ont ouvert le feu, tuant l’un des hommes assis à l'avant du véhicule. Le deuxième homme a ensuite été appréhendé.

Le véhicule a ensuite explosé, sans faire victime. On ignore si la police a déclenché elle-même l'explosion.

Gouvernement et Amisom comme principales cibles

Après avoir été chassés, en 2011, de la capitale Mogadiscio, les Shebab ont perdu l'essentiel de leurs bastions. Ils contrôlent néanmoins toujours de vastes zones rurales d'où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides. Attaques également perpétrées dans la capitale, contre des objectifs gouvernementaux, sécuritaires ou civils. Les Shebab ont d'ailleurs juré la perte du gouvernement somalien, soutenu par la communauté internationale et par les 20.000 hommes de la force de l'Union africaine en Somalie (Amisom).

Parmi les pays contributeurs de l'Amisom figure depuis 2011 le Kenya, dont l'armée est déployée dans le sud de la Somalie et tente avec la police de sécuriser la longue frontière entre les deux pays.

Samedi, huit policiers kényans ont été tués dans l'explosion d'une mine artisanale dans le comté de Wajir (à la frontière entre le Kenya et la Somalie), une région qui est régulièrement la cible d'attaques surprises des Shebab..

Avec AFP

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