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L’Inde continue sa conquête spatiale et dévoile ses nouveaux objectifs

Le lancement de Chandrayaan-1, en octobre 2008.
Le lancement de Chandrayaan-1, en octobre 2008. DIBYANGSHU SARKAR / AFP

Plus de cinquante ans après son entrée dans la course à la conquête spatiale, l’Inde confirme son désir de devenir un acteur majeur du domaine, en annonçant l’envoi en orbite de sa propre station spatiale.

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"L’Inde envisage de disposer de sa propre station spatiale." À l’occasion d’une conférence de presse, le président de l’Organisation indienne pour la recherche spatiale (ISRO) Kailasavadivoo Sivan a révélé, mercredi 12 juin, les projets du pays en matière de conquête spatiale. L’Inde prévoit de mettre en orbite sa propre installation d’ici 2030.

Si le pays, qui a lancé son programme spatial dans les années 1960, réussit à atteindre cet objectif, il sera le troisième à disposer de sa propre station spatiale après les États-Unis, la Russie et la Chine. Les deux premiers se sont alliés autour du projet de la Station spatiale internationale (ISS) en 1998, tandis que la Chine a continué son aventure en solitaire avec Tiangong 2.

La station envisagée par l’Inde sera quant à elle beaucoup plus modeste que sa concurrente, l’ISS. Kailasavadivoo Sivan a évoqué un engin "d’une vingtaine de tonnes", contre 450 tonnes pour l’ISS. L’installation indienne sera cependant plus importante que Tiangong 2, dont le poids est estimé à 8,6 tonnes.

Malgré sa petite taille, cette future station spatiale indienne permettra au pays de disposer d'une base où les astronautes indiens pourront séjourner entre 15 et 20 jours. Un temps qu'ils mettront à profit pour réaliser des expériences en microgravité, comme l’a expliqué le président de l’ISRO.  

Le Dr. Sivan lors de la conférence de presse du 12 juin 2019.
Le Dr. Sivan lors de la conférence de presse du 12 juin 2019. ISRO

Une mission sur la Lune, une autre avec des astronautes

L’ISRO a en outre déclaré travailler sur sa toute première mission spatiale incluant des astronautes, envisagée pour 2022. L’agence spatiale prévoit d’envoyer deux à trois hommes dans l’espace, à bord du vaisseau spatial Gaganyaan, pour une durée d’environ une semaine en orbite basse de la Terre, c'est-à-dire à moins de 2 000 kilomètres d’altitude. Le gouvernement indien a déboursé 1,5 milliard de dollars pour mener à bien ce nouveau projet. "Ce sont des missions comme celles-ci qui excitent la jeunesse, unissent la nation et tracent un chemin technologique vers le futur", a déclaré Kailasavadivoo Sivan lors de la conférence de presse.

À plus proche échéance, le prochain défi spatial de l’Inde est lui aussi de taille. Le géant d’Asie du Sud va tenter, le 15 juillet 2019, d’être la quatrième nation au monde, après la Russie, les États-Unis et la Chine, à réussir un alunissage. Le but de la mission Chandrayaan-2 est d’étudier le sol de la Lune, notamment du côté du Pôle Sud, encore peu exploré. Pour ce faire, l’ISRO va envoyer trois dispositifs dans l’espace : un orbiteur, qui tournera autour de la Lune pendant un an, un atterrisseur, destiné à se poser à la surface de l’astre, et un petit rover qui explorera l’étendue du satellite naturel de la Terre. Le président de l’ISRO prévoit l’alunissage du dispositif autour du 6 septembre.

Au cours de la mission Chandrayaan-1, l’Inde avait déjà envoyé une sonde spatiale en orbite autour de la Lune, en octobre 2008. Cela avait permis de récolter de précieuses données scientifiques, mais l’expédition s’était interrompue plus tôt que prévu à cause d’une panne. Avec ces annonces, l’Inde confirme sa volonté de devenir une nation qui compte dans le secteur spatial, malgré sa position d’outsider.

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