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Craignant des fraudes lors des élections au Guatemala, le tribunal ordonne un nouveau comptage

Une habitante de San Pedro Sacatepuez, au Guatemala, lors de son vote pour les élections générales le 16 juin 2019.
Une habitante de San Pedro Sacatepuez, au Guatemala, lors de son vote pour les élections générales le 16 juin 2019. Johan Ordonez, AFP

Après des plaintes pour fraude, le tribunal suprême électoral du Guatemala a ordonné jeudi une vérification "procès-verbal par procès-verbal" des scrutins présidentiel, législatif et municipal de dimanche. Ce nouveau comptage commencera lundi.

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Alors que la campagne électorale pour la présidentielle guatémaltèque a été dominée par le sujet de la lutte contre la corruption, l'entre deux-tours est perturbé par des plaintes pour fraude. C'est pourquoi le tribunal suprême électoral (TSE) du Guatemala a ordonné, jeudi 20 juin, une vérification des procès-verbaux du scrutin présidentiel, mais aussi législatif et municipal de dimanche 16 juin.

Le président du TSE, Julio Solorzano, a expliqué lors d'une conférence de presse que cette révision permettra de "clarifier les situations non conformes". Le nouveau comptage doit commencer lundi.

Avec 98 % des bulletins dépouillés, l'ancienne première dame Sandra Torres (socio-démocrate) a obtenu 25,7 % des suffrages de la présidentielle, devançant le candidat de droite Alejandro Giammattei (13,92 %). Ils devraient s'affronter au cours d'un second tour, le 11 août prochain, pour succéder au président sortant Jimmy Morales.

Arrivée en cinquième position, la candidate du Mouvement pour la libération des peuples, Thelma Cabrera, a dénoncé des "fraudes électorales évidentes". A l'instar de représentants de son parti, elle a été invitée par Julio Solorzano à assister au recomptage. Des députés ont également dénoncé des fraudes.

Des incidents qui n'ont pas d'impact sur les résultats, selon l'OEA

La campagne électorale a été marquée par l'exclusion de la compétition d'une figure de la lutte anticorruption, Thelma Aldana, une ancienne juge et ex-procureure générale. Elle a été évincée début avril par la justice après des plaintes d'adversaires politiques sur de présumés détournements alors qu'elle était à la tête du parquet guatémaltèque, de 2014 à 2018.

Autre symptôme du climat de violence politique délétère qui a prévalu tout au long de la campagne, le procureur du tribunal électoral Oscar Schaad a lui ausi quitté le pays "afin d'assurer (sa) sécurité et celle de (sa) famille en raison de menaces précises", quatre jours à peine avant le scrutin.

Sans compter que des troubles ont éclaté dans plusieurs municipalités jeudi où plusieurs candidats aux municipales ont rejeté les résultats. Malgré ces incidents, la mission d'observation de l'Organisation des États américains (OEA) a estimé que "les résultats reflétaient la réalité" du scrutin.

Avec AFP

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