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Donald Trump aurait ordonné des frappes contre l'Iran avant de se raviser

Le président américain, Donald Trump, lors d'un discours à la Maison Blanche, le 20 juin 2019.
Le président américain, Donald Trump, lors d'un discours à la Maison Blanche, le 20 juin 2019. Mandel Ngan, AFP

Le président américain aurait validé, jeudi, une offensive contre un éventail de cibles iraniennes, telles que des radars ou des batteries de missiles, avant de changer d'avis, selon des médias américains.

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La tension est montée d'un cran entre l'Iran et les États-Unis. Donald Trump aurait approuvé une opération militaire devant cibler, vendredi 21 juin, des installations iraniennes avant de se raviser et d'annuler les frappes au dernier moment, a rapporté le New York Times. Le journal cite notamment des représentants de l'administration américaine ayant pris part ou étant informés des discussions.

D'après le quotidien, le président américain a validé une offensive contre un éventail de cibles iraniennes, telles que des radars ou des batteries de missiles, puis s'est ravisé alors que les avions de chasse avaient décollé et les navires de guerre s'étaient mis en position.

L'annonce d'une attaque imminente

Aucun missile n'a été tiré, a déclaré un représentant de haut rang de l'administration, cité par le journal. Le New York Times précise ne pas savoir à l'heure actuelle si une offensive américaine contre l'Iran est toujours programmée, indiquant ne pas avoir établi si Donald Trump avait changé d'avis ou si le revirement était dû à des interrogations stratégiques.

Donald Trump avait fait parvenir dans la nuit un message aux autorités iraniennes pour les informer de l'imminence d'une attaque et pour leur faire part de sa volonté de dialogue, ont déclaré vendredi des sources gouvernementales iraniennes.

Des débris montrés à la presse

Ce message a été adressé par l'intermédiaire de représentants du sultanat d'Oman. "Dans son message, Trump dit qu'il est contre une guerre avec l'Iran et qu'il veut discuter avec Téhéran de plusieurs sujets. (...) Il a donné un court délai pour qu'une réponse lui soit donnée, mais dans l'immédiat, notre réponse, c'est qu'il revient à notre guide suprême de se prononcer", a affirmé l'une des sources à Reuters.

Les craintes de confrontation directe entre Washington et Téhéran ont été ravivées jeudi après que l'Iran a abattu un drone américain se trouvant selon lui dans son espace aérien, près du détroit d'Ormuz, ce que contestent les États-Unis. Au cours d'une conférence de presse, le général Hajizadeh a présenté, vendredi, des "débris" de l'appareil, alignés par terre ou sur des présentoirs

"Les débris flottants ont été repêchés par les bateaux des forces navales et transférés comme vous le voyez à Téhéran", a-t-il affirmé, interrogé au sein d'une base des Gardiens dans la capitale iranienne.

Des vols suspendus

L'Iran assure disposer de preuves "irréfutables" montrant que le drone américain qu'il a abattu jeudi était entré dans son espace aérien, contrairement à ce qu'affirme Washington, indique vendredi un communiqué des Affaires étrangères à Téhéran.

Dans une note d'urgence diffusée jeudi soir, l'aviation civile américaine (FAA) a interdit aux compagnies aériennes américaines de survoler le détroit d'Ormuz et le golfe d'Oman. La compagnie United Airlines a pour sa part suspendu les vols prévus depuis l'aéroport de Newark, dans le New Jersey, à destination de Bombay, en Inde, car ils empruntent l'espace aérien iranien.

Pas de guerre avec l'Iran

Le président américain souhaiterait plutôt faire redescendre la tension, précise notre correspondante à Washington, Sonia Dridi. Le chef de l'État a répété plusieurs fois, par le passé, qu’il ne souhaitait pas de guerre avec l’Iran.

Bien que plusieurs personnalités de l'administration américaine à l'image du secrétaire d'État, Mike Pompeo, ou du chargé de la sécurité nationale, John Bolton, poussent à répondre militairement à l’Iran, Donald Trump semble, pour l'heure, résister à la pression des plus faucons de son administration, souligne encore notre correspondante.

Avec AFP et Reuters

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