Accéder au contenu principal

En Allemagne, une mine de charbon occupée par des militants écologistes

Plusieurs centaines d'activistes anti-charbon ont pénétré dans une mine à ciel ouvert de l'ouest de l'Allemagne, le 22 juin 2019.
Plusieurs centaines d'activistes anti-charbon ont pénétré dans une mine à ciel ouvert de l'ouest de l'Allemagne, le 22 juin 2019. Capture d'écran France 24

Plusieurs centaines d'activistes anti-charbon ont pénétré, samedi, dans une mine à ciel ouvert de l'ouest de l'Allemagne. L'intrusion s'inscrit dans le cadre d'une action de protestation de plusieurs jours.

Publicité

Des centaines de militants écologistes allemands de Ende Gelände ("terminus" ou "fin de l'histoire"), vêtus d'une combinaison blanche et équipés de sacs à dos remplis de matériel de couchage, ont réussi à pénétrer samedi 22 juin sur le site de la mine de Garzweiler, en Allemagne.

Leur but était de paralyser l'activité de la mine, exploitée par l'énergéticien RWE, qui approvisionne plusieurs centrales à charbon du bassin minier rhénan.

Depuis la veille, l'une des plus importantes centrales à charbon d'Allemagne, l'usine de Neurath, approvisionnée par la mine de Garzweiler, a vu son activité ralentie en raison d'une première opération coup de poing réussie par les militants de Ende Gelände.

Quelque 500 personnes se sont ainsi installées sur les rails, certaines ayant carrément construit des petites cabanes, interrompant le trafic des trains lui apportant son combustible.

Enfin, environ 8 000 manifestants, dont une grande partie de lycéens et étudiants du mouvement "Friday for Future", se sont réunis samedi à Keyenberg, un village voisin menacé de destruction par les projets d'agrandissement de la mine de Garzweiler.

L'abandon du charbon, pas avant 2038

"Cette journée est une raison d'espérer. Malgré l'échec sans précédent des politiciens face à la crise climatique, des milliers de personnes envoient aujourd'hui un signal clair pour la justice climatique. Qu'il s'agisse d'une manifestation, d'une grève scolaire ou d'un blocus, ce mouvement est déterminé à mettre fin à l'ère des combustibles fossiles", a déclaré Kathrin Henneberger, porte-parole d'Ende Gelände.

La veille, entre 20 000 et 40 000 personnes venues de 16 pays différents avaient déjà défilé à Aix-la-Chapelle, aux confins de l'Allemagne, des Pays-Bas et de la Belgique, pour demander la fin du charbon et des "actions concrètes" pour le climat.

Le mouvement anti-charbon a gagné en importance en Allemagne depuis que la sortie du nucléaire décidée en 2011 a prolongé la dépendance du pays à ce minerai.

Le gouvernement vient seulement de décider son abandon d'ici 2038, échéance jugée trop lointaine par les activistes, et dépourvue pour l'heure d'un calendrier précis pour fermer mines et centrales.

Avec AFP

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.