Accéder au contenu principal
L'Entretien

"La politique de l'Iran n'est pas acceptable", estime le chef de la diplomatie saoudienne

Capture d'écran France 24

Tout en se disant favorable à ce que le risque d’une guerre entre l'Iran et les États-Unis ou ses alliés soit écartée, le chef de la diplomatie saoudienne, Adel al-Jubeir, accuse l’Iran de multiples provocations dans la région et avertit que le comportement agressif de Téhéran ne pourrait se poursuivre sans conséquences.

Publicité

"Tout le monde essaie d'éviter la guerre dans la région", a déclaré à France 24 le chef de la diplomatie saoudienne, Adel al-Jubeir, interrogé lors d'un passage à Paris. "Cela serait dangereux pour tout le monde. Cependant, l'escalade est toujours venue du côté iranien. L'Iran a attaqué des pétroliers dans le Golfe, pas une, mais deux fois. L’Iran a envoyé des missiles balistiques et des drones à ses mandataires, les Houthis, pour viser l’oléoduc de l’Arabie saoudite et son aéroport. Les Iraniens se sont livrés à des comportements agressifs et menaçants, il incombe donc aux Iraniens d’amorcer une désescalade".

Le ministre a refusé d'exclure une réponse militaire aux agressions iraniennes, affirmant que l'Arabie saoudite avait passé quarante ans à tenter de remédier aux hostilités en poursuivant les pourparlers, mais sans succès. Il s’est également prononcé en faveur de sanctions supplémentaires.

"Je pense que tout ce qui peut être fait pour accroître la pression sur l'Iran afin que le pays modifie sa politique doit être fait. Je pense qu'ils (les États-Unis) envisagent des sanctions visant le secteur du gaz et je laisserai cela aux experts financiers et aux experts économiques, mais l'idée est d'augmenter la pression sur l'Iran afin que l'Iran sache que le prix à payer est élevé et que ses politiques ne sont pas acceptables et doivent changer. "

À propos du journaliste saoudien Jamal Khashoggi assassiné dans le consulat de son pays à Istanbul l'année dernière, il a accusé de partialité Agnès Callamard, rapporteure spéciale de l'ONU, ajoutant que son rapport était semé de contradictions. Il a toutefois souligné que, si davantage d'éléments de preuves étaient découverts, l'enquête pourrait éventuellement être élargie pour inclure ceux qui ne sont actuellement pas jugés, notamment Saud al-Qahtani, un proche du prince héritier Mohammed Bin Salman, accusé d’avoir joué un rôle central dans le meurtre.

S'agissant du plan économique proposé par l'administration Trump pour le Moyen-Orient, il a déclaré qu'il restait optimiste, malgré les critiques des autorités palestiniennes à son égard, estimant qu'il ne prévoyait pas de solution politique.

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.