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Washington inflige de lourdes sanctions à l'Iran

Donald Trump montre la signature du décret imposant les sanctions contre l'Iran, à la Maison Blanche, le 24 juin 2019.
Donald Trump montre la signature du décret imposant les sanctions contre l'Iran, à la Maison Blanche, le 24 juin 2019. Mandel Ngan, AFP

Washington a annoncé lundi des sanctions "dures" contre Téhéran en représailles du tir qui a abattu un drone américain le 20 juin. Donald Trump a assuré que les sanctions pourraient rester en place pendant "des années".

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L’escalade se poursuit. Donald Trump a signé lundi 24 juin un décret infligeant de nouvelles sanctions à l'Iran, notamment à l'ayatollah Ali Khamenei, Guide suprême de la Révolution islamique. "Les sanctions imposées par le décret (...) empêcheront le guide suprême, ses services et son entourage d'accéder à des ressources financières et à des soutiens essentiels", a-t-il assuré.

Le président américain a déclaré dans un premier temps avoir agi en représailles à la destruction d'un drone de l'US Navy par l'armée iranienne, jeudi. Il a ensuite affirmé à la presse que les nouvelles sanctions auraient été imposées de toutes façons.

"Pression maximale"

Téhéran assure que le drone a violé son espace aérien, ce que Washington dément. Les États-Unis ont par ailleurs imputé l'attaque de deux pétroliers, le 13 juin dans le golfe d'Oman, à l'armée iranienne, qui nie toute implication.

Huit membres de l'état-major des Gardiens de la révolution se trouvent aussi sur la liste des personnalités sanctionnées, ajoutent ses services dans un communiqué.

Cheville ouvrière de la politique américaine de "pression maximale" contre l'Iran, le secrétaire d'État Mike Pompeo s'est rendu en Arabie saoudite, un proche allié de Washington et grand rival régional de l'Iran, avant un déplacement aux Émirats arabes unis.

Il a dit avoir discuté avec les dirigeants saoudiens de "la nécessité de promouvoir la sécurité maritime dans le détroit d'Ormuz", un point de passage clé pour le commerce mondial de pétrole situé dans la zone où l'Iran a abattu le drone américain et où des attaques ont ciblé des pétroliers ces dernières semaines.

"Coalition mondiale"

Mike Pompeo avait déclaré considérer "mettre en place une coalition mondiale" face à l'Iran qu'il a accusé d'être "le plus grand État au monde parrainant le terrorisme".

Dans une première réaction à l'annonce des sanctions, le porte-parole des Affaires étrangères iranien, Abbas Moussavi, a affirmé : "Nous ne savons vraiment pas ce que sont (ces sanctions) ni où ils veulent encore frapper davantage, mais nous estimons qu'elles n'auront aucun résultat".

"Nous prenons néanmoins au sérieux toute (nouvelle) sanction, que nous considérons comme un acte hostile conforme au terrorisme économique et à la guerre économique lancés contre notre nation", a-t-il ajouté.

"Solution diplomatiques"

Les États-Unis, le Royaume-Uni, l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis ont en outre exhorté lundi à des "solutions diplomatiques" pour faire baisser les tensions actuelles avec l'Iran. "Nous appelons l'Iran à cesser toute action qui pourrait menacer la stabilité régionale et nous exhortons à des solutions diplomatiques pour faire baisser les tensions", ont indiqué ces pays dans un communiqué conjoint.

La France, la Grande-Bretagne et l'Allemagne ont mis en garde samedi, dans une démarche commune, l'Iran contre toute violation de l'accord conclu en 2015 sur son programme nucléaire, ont dit lundi à Reuters deux diplomates européens à deux semaines de l'ultimatum fixé par Téhéran.

Cette mise en garde des trois pays européens signataires de cet accord, également signé par la Russie, la Chine, l'Iran et les États-Unis – Washington s'est désengagé depuis – a pris la forme d'une note diplomatique qui a été adressée le 22 juin à Téhéran, ont précisé ces sources.

Avec AFP et Reuters

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