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Dans la presse

Victoire de l'opposition à Istanbul: "Un camouflet pour Erdogan"

France 24

À la Une de la presse, ce lundi 24 juin : la nouvelle victoire de l’opposition aux municipales d’Istanbul, en Turquie, près de trois mois après l’annulation du premier scrutin. La mobilisation des opposants au Premier ministre Andrej Babisj en République tchèque. La vague de chaleur attendue en France cette semaine. Et du foot féminin.

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À la Une de la presse, la large victoire, hier, de l’opposition aux municipales à Istanbul, la capitale économique de la Turquie.

 

«Istanbul livrée à Imamoglu» : Türkiye précise que le candidat du CHP, le Parti républicain du peuple, l’a emporté face à celui du parti présidentiel, l’AKP, avec 54% des voix. Une victoire devant laquelle le journal semble s’incliner, en évoquant une «manifestation de la volonté populaire», et une «victoire pour la démocratie turque».

Même son de cloche du côté de Daily Sabah, qui reconnaît lui aussi la « victoire claire » d’Ekrem Imamoglu, après l’annulation du scrutin de mars dernier. Une victoire que le journal tente toutefois de minimiser, en récusant l’idée que ces municipales aient pu être un référendum pour ou contre le président turc : «Recep Tayip Erdogan n’était pas candidat à ces élections», «il n’y a donc pas de quoi provoquer un remue-ménage sur la question de sa légitimité».

Beaucoup plus critique envers le pouvoir, Hürriyet annonce le début d’une «nouvelle ère pour la politique turque». «On dit que celui qui remporte Istanbul, remporte la Turquie : «Erdogan vient de subir l’une de ses plus douloureuses défaites de sa carrière politique, et il va maintenant devoir prendre Imamoglu au sérieux», écrit le journal. D’après Hürriyet, l’annulation des municipales de mars dernier aurait «renforcé l’élan de sympathie» envers le candidat du CHP, dont l’avance est nettement plus importante, cette fois, que lors du scrutin précédent.

«Erdogan s’étale pour la deuxième fois en trois mois à Istanbul», cingle L’Orient Le Jour. Le journal libanais confirme qu’il s’agit du «pire revers électoral» subi par le président turc depuis ses débuts politiques à Istanbul, il y a 17 ans.

Pas d’indulgence non plus, évidemment, du côté de l’Arabie saoudite, particulièrement critiquée par Ankara depuis l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi au consulat d’Istanbul, l’année dernière : «Deuxième défaite pour le parti d’Erdogan à Istanbul ; le candidat de l’opposition reprend le poste de maire qu’il avait remporté en mars dernier», titre Asharq Al Awsat.

Mobilisation également de l’opposition en République tchèque, où plus de 250 000 personnes ont manifesté, hier, à Prague, pour demander la démission du Premier ministre Andrej Babijs. «L’esplanade de Letna remplie par les protestataires», annonce Lidove Noviny, qui évoque une mobilisation «d’une ampleur sans précédent depuis la Révolution de velours», qui avait mis fin au communisme en 1989. D’après le quotidien tchèque, les opposants à Andrej Babis, patron du mouvement populiste ANO et fondateur géant de l’agro-alimentaire Agrofert, demandent depuis plusieurs mois sa démission du poste de Premier ministre à cause de sa mise en cause dans une affaire de détournement présumé de deux millions d’euros de fonds européens.

Une démission toujours refusée par le principal intéressé, d’où le titre de DNES : «La guerre des nerfs». Une guerre conduite par l'ONG «Million de moments pour la démocratie», dont le chef, Mikulas Minar, a annoncé qu'une nouvelle manifestation contre Andrej Babis aurait lieu à Prague le 16 novembre prochain, la veille du 30e anniversaire de la Révolution de velours.

À la Une de la presse française, la vague de chaleur attendue cette semaine dans l’Hexagone. Météo-France annonce une canicule «sans précédent» pour un mois de juin. Jusqu’à 40 degrés attendus en milieu de semaine dans certaines régions, notamment en Occitanie, dans le sud de la France. «Chaud!», s’alarme Midi Libre, qui détaille, comme la quasi-totalité de la presse française, ce matin, «les gestes à adopter face aux fortes chaleurs». «Chaud devant : mieux vaut prendre ses précautions», répète Libération Champagne, en rappelant que la précédente canicule en France, en août 2003, avait fait 15 000 morts, en particulier dans la région Centre et en Île-de-France.

Un «funeste» épisode que Le Parisien n’a pas oublié. «Tous aux abris !»: le journal annonce que cette vague de chaleur exceptionnelle va aussi toucher l’Allemagne. «Des températures supérieures à 40 degrés, un ressenti pouvant aller jusqu’à 48 degrés : la semaine s’annonce très éprouvante. Pourtant un tel épisode ne sera bientôt plus exceptionnel». Libération relève le nombre croissant d’études scientifiques qui font le lien entre l’augmentation du nombre d’épisodes météorologiques extrêmes et le dérèglement climatique.

Coup de chaud aussi, hier, pour l’équipe de France en Coupe du monde féminine de foot, qui s’est qualifiée in extremis pour les quarts de finale face aux Brésiliennes, 2 à 1. Les Bleues sont «toujours dans la danse» : 20 minutes parle d’une victoire «dans la douleur» pour les Françaises, qualifiées grâce à un but en prolongation de leur capitaine Amandine Henry.«À l’issue d’un combat de deux heures souvent mal maîtrisée», les Bleues enfin «délivrées», d’après L’Équipe (dont on espère qu’il n’ose pas ici une allusion à «La reine des neiges»).

Délivrées et qualifiées aussi pour les quarts de Finale, les Lionnes d’Angleterre, qui ont largement vaincu, hier, les Lionnes indomptables du Cameroun, 3 à 0. «L’Angleterre surmonte le chaos», salue The Independent. La rencontre a été pour le moins mouvementée. D’après le Huffington Post, les Camerounaises ont beaucoup protesté contre les décisions de l’arbitre, assistée par vidéo. Des larmes ont coulé sur les visages de plusieurs joueuses qui ont même, à un moment, refusé de reprendre le jeu. Pas très fair play…

 

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