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L'IGPN saisie après une opération de police controversée à Nantes lors de la Fête de la musique

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner quittant l'Élysée, le 24 juin 2019.
Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner quittant l'Élysée, le 24 juin 2019. Alain Jocard, AFP

L'IGPN a été saisie lundi après une opération de police controversée à Nantes, au cours de laquelle 14 personnes sont tombées dans la Loire au cours de la nuit. Un jeune homme de 24 ans est toujours porté disparu.

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L’affaire est arrivée jusqu’aux bureaux place Beauvau. Trois jours après la Fête de la musique, Christophe Castaner a indiqué qu’il saisissait l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) après une opération de police controversée à Nantes. Au cours de la nuit du 21 juin, 14 personnes sont tombées dans la Loire et un homme est toujours porté disparu.

Traditionnellement, lors de chaque Fête de la musique, plusieurs scènes sont installées en bord de Loire à proximité du site du "Hangar à Bananes", sur l'île de Nantes.

Claude d'Harcourt, le préfet de Loire-Atlantique interrogé sur France Bleu Loire Océan, a expliqué que les policiers étaient intervenus une première fois à 4 h du matin et que la musique avait été coupée. "Mais la musique a été rallumée", d'où l'intervention des forces de l'ordre, a-t-il précisé.

Selon certains médias locaux, la police a essuyé des jets de projectiles et a répliqué avec des gaz lacrymogènes et chargé les participants.

"Des échanges de coups"

L'association Free Form, qui intervient au niveau national auprès des jeunes organisateurs de rassemblements festifs locaux, précise que treize scènes étaient installées à cet endroit, avec l'autorisation tacite de jouer jusqu'à 4 h.

Samuel Raymond, coordinateur de Free Form, explique que la situation s'était envenimée vers 4 h 30 entre policiers et participants à la fête sur le fait de couper ou pas la musique. Puis, "il y a eu des échanges de coups et on ne sait pas qui est à l'origine du départ de l'échauffourée". Dans un communiqué, cette association évoque aussi l'usage de LBD.

Et de pointer du doigt le site choisi, une "zone potentiellement dangereuse car située en bord de Loire". Un site dont la dangerosité est connue, ce pourquoi "il y avait un dispositif préventif qui avait été mis en place avec le SDIS et la SNSM [les pompiers et les sauveteurs en mer, NDLR] pour éventuellement récupérer des personnes qui seraient tombées à l'eau", a précisé lundi la préfecture de Loire-Atlantique à l'AFP.

"On s'est fait charger, il y avait de la lacrymo, tout le monde était encerclé sur le quai. Il y a eu un mouvement de panique. Je pense que des personnes n'ont rien vu et sont tombées (à l'eau) sans faire exprès", a expliqué à l'AFP un témoin de 24 ans qui préfère rester anonyme, évoquant une grande confusion.

Disparition inquiétante

Dans des conditions qui restent à déterminer, "14 personnes ont été secourues au cours de la nuit, pas forcément en lien avec l'intervention" des forces de l'ordre, a précisé la préfecture. Interrogée sur le nombre de personnes tombées dans le fleuve à la suite de l'intervention policière, la préfecture a indiqué que ce serait "à l'enquête administrative de le déterminer". Par ailleurs, cinq policiers ont été blessés par des jets de projectile, bouteilles de verre et pierres, d'après la même source.

En plus de l'enquête administrative confiée à l'IGPN, une enquête en recherche pour disparition inquiétante a été ouverte, diligentée par le parquet de Nantes. Lundi, la mère d'un jeune de 24 ans qui participait à cette fête électro, "est venue faire une déclaration de disparition inquiétante". Un appel à témoin a été lancé lundi en début de soirée, relayé sur Twitter, par la police nationale pour permettre de retrouver Steve Maia Caniço.

Avec AFP

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