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Tensions entre l'Iran et les États-Unis : Trump évoque l'éventualité d'une guerre courte contre Téhéran

Le président américain Donald Trump s'exprimant devant la presse, le 18 juin 2019, à Washington.
Le président américain Donald Trump s'exprimant devant la presse, le 18 juin 2019, à Washington. Jim Watson, AFP

Alors que l'Iran semblait jouer l'apaisement avec Washington, le président américain Donald Trump a évoqué, mercredi, la possibilité d'une guerre contre la République islamique "qui ne durerait pas très longtemps".

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Le président américain Donald Trump a évoqué, mercredi, la possibilité d'une guerre contre l'Iran "qui ne durerait pas très longtemps", tout en assurant ne pas espérer un tel conflit, alors que la tension va crescendo entre la République islamique et les États-Unis sur la situation dans le Golfe, théâtre de la plus brûlante des crises internationales du moment.

"J'espère que non, mais nous sommes dans une position très forte si quelque chose devait arriver", a déclaré le président américain dans une interview à Fox Business Network, en réponse à une question sur le risque de guerre avec Téhéran.

"Je ne parle pas d'envoyer des troupes sur le terrain […]. Je dis juste que si quelque chose arrivait, ça ne durerait pas très longtemps."

Prenant le contre-pied des propos d’apaisement de son homologue Hassan Rohani, ces déclarations sonnent comme un nouvel avertissement à l'Iran. Un peu plus tard, il a estimé que les dirigeants iraniens seraient "stupides" et "égoïstes" de ne pas chercher un accord pour se délester des sanctions américaines.

"L'Iran ne cherche la guerre avec aucun pays"

"L'Iran peut faire ce qu'il veut, cela m'est égal, j'ai tout le temps qu'il faut. Mais leur pays est en détresse économique […]. Leurs dirigeants devraient prendre soin de la population", a-t-il lancé.

Plus tôt dans la journée, le président iranien a assuré au téléphone à son homologue français Emmanuel Macron que son pays "n'a aucun intérêt à faire croître les tensions dans la région et ne cherche la guerre avec aucun pays, États-Unis compris", selon l'agence officielle Irna.

Hassan Rohani a évoqué en Conseil des ministres l'accord sur le nucléaire iranien, conclu avec six grandes puissances en 2015 à Vienne et menacé depuis que les États-Unis en sont sortis unilatéralement en mai 2018.

"Je le dis aux Américains : vous avez choisi le mauvais chemin. Je le dis aux Européens : vous faites fausse route avec votre inaction", a-t-il déclaré, "et je leurs dis [à tous] de revenir à leur serment et à leurs engagements".

Les membres européens du Conseil de sécurité de l'ONU ont publié mercredi une déclaration commune critiquant le comportement des États-Unis, mais aussi de l'Iran concernant l'accord de 2015.

Selon Irna, Hassan Rohani a aussi prévenu M. Macron que son pays pourrait s'affranchir encore davantage des engagements pris à Vienne si les Européens ne s'acquittaient pas de leurs "promesses […] visant à garantir les intérêts économiques de l'Iran".

"Plus rien à attendre"

Dans une note publiée mardi, l'amiral Ali Shamkhani, secrétaire général du Conseil suprême de la sécurité nationale, écrit que Téhéran appliquera "résolument" la deuxième phase de son "plan de réduction" de ses engagements en matière nucléaire dès le 7 juillet.

En d'autres termes, l'Iran recommencerait à enrichir de l'uranium à un degré prohibé par l'accord de Vienne [la limite est fixée à 3,67%] et relancerait son projet de construction d'un réacteur à eau lourde à Arak (centre ouest), mis en sommeil.

Par cet accord, l'Iran s'est engagé à ne jamais chercher à se doter de l'arme atomique et à limiter fortement son programme nucléaire en échange d'une levée de sanctions internationales asphyxiant son économie.

Téhéran a également donné aux autres États du pacte (Allemagne, Chine, France, Royaume-Uni, Russie) jusqu'au 7 juillet pour l'aider à contourner les sanctions américaines, faute de quoi l'Iran passerait à la deuxième phase de son "plan de réduction" de ses engagements.

La République islamique a déjà indiqué que ses réserves d'uranium (faiblement) enrichi devraient dépasser la limite des 300 kg jeudi.

Cela risque d'amener l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) à constater, pour la première fois depuis l'entrée en vigueur de l'accord, un manquement de l'Iran à ses engagements.

Paris a jugé mardi qu'une telle "violation iranienne [serait] une grave erreur".

Avec AFP

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